Le meilleur de notre veille #37

Voici, pour la 37ème édition, le meilleur de notre veille, des liens trouvés ici et là sur Internet et rassemblés par les membres de Légothèque.

Ecriture inclusive

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Nous l’annoncions la semaine dernière, l’ABF est signataire de la convention d’engagement pour une communication sans stéréotypes de sexe. Un bel exemple pour la mettre en place dans votre établissement ? Plus d’infos en lisant le billet dédié. La question de l’écriture inclusive, on l’a vu ces derniers mois, à fait beaucoup parlé d’elle, notamment par l’entremise des médias. A ce sujet, on remarquera que le quotidien de référence Le Monde met en place des règles en ce sens, vers des règles grammaticales plus égalitaires.

Tous égaux, toutes égales au travail ?

Une étude menée par l’IFOP révèle qu’un tiers des salarié-e-s LGBT sont « invisibles » au travail, c’est-à-dire

Accéder à l’article de Têtu en ligne

Et nous, que faisons-nous sur notre lieu de travail pour éviter cette invisibilité ? Nous efforçons-nous de proposer un cadre qui permet à chaque personne de partager librement son orientation sexuelle ou son identité de genre ? L’association l’Autre Cercle propose une charte qui permet aux employeurs de s’engager en ce sens pour les salarié-e-s.

L’interculturalité, un sujet d’actualité

L’interculturalité est un sujet auquel les bibliothécaires s’intéressent particulièrement en ce moment. L’agence régionale du livre (ARL) PACA a publié un dossier en ligne dédié, que vous pouvez trouver sur leur site :

Dossier sur l’interculturalité de l’ARL

En région parisienne, le Centre de formation aux carrières des bibliothèques Médiadix propose sur le même sujet une journée d’étude « Pour des bibliothèques interculturelles » le jeudi 8 février.

Présentation et programme de la journée d’étude

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L’ABF, signataire de la convention d’engagement pour une communication sans stéréotypes de sexe

Fin de la trêve hivernale et reprise des publications, aujourd’hui, avec une bonne nouvelle !

Créé en 2013, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, s’attache notamment à promouvoir la parité et lutter contre les stéréotypes. Il élabore un rapport annuel sur l’état du sexisme en France.

Edité en novembre 2015, le Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe est un outil pratique, qui accompagne la lutte contre les stéréotypes. Le HCE invite ainsi les institutions publiques à l’utilisation d’une écriture inclusive.

Depuis, ministères, collectivités, écoles supérieures et associations ont signé la convention d’engagement pour une communication non sexiste.

L’ABF est, à son tour, devenue signataire : bravo pour cet engagement !

 

A relire : un billet sur l’écriture inclusive à relire sur notre blog

A noter: le HCE est partenaire du premier hackathon dédiée à l’écriture inclusive

Tour de veille au Québec

Expositions de livres, drag-queen et Wikipédia

Ce mois-ci, la veille de la commission Légothèque s’envole au Québec avec le blogueur invité Michael David MILLER, Bibliothécaire en littérature française, sciences économiques et études LGBTQ+ à la Bibliothèque des sciences humaines et sociales de la Bibliothèque de l’Université McGill.

Ceci n’a pas pour but d’être une liste exhaustive de toute activité qui a lieu dans les bibliothèques du Québec ces dernières années, mais plutôt de vous offrir un survol des activités sur les communautés LGBTQ+ et les femmes qui ont eu lieu dans nos bibliothèques. En primeur, on verra un petit aperçu des activités à surveiller en 2018 notamment au sein des Bibliothèques de la Ville de Montréal, à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), à la Bibliothèque de livres ouverts (BALO) du Centre communautaire LGBTQ+ de Montréal et à la Bibliothèque des sciences humaines et sociales de la Bibliothèque de l’Université McGill.

Fierté Montréal 2017

Commençons par ce qui s’est passé en 2017 autour des festivités de Fierté Montréal, un festival qui fête la communauté LGBTQ+ montréalaise qui a duré 10 jours du 10 août au 20 août 2017. En plus de l’offre impressionnante d’activités de Fierté Montréal, la Bibliothèque des sciences humaines et sociales de l’Université McGill et la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ont offert des gestes à la communauté LGBTQ+ montréalaise.

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Exposition vivante à la Bibliothèque des sciences humaines et sociales | Université McGill

La Bibliothèque des sciences humaines et sociales de l’Université McGill a organisé une exposition vivante intitulée #FiertéLecture | #PrideReading. Des ouvrages sur la communauté LGBTQ+ étaient mis en avant du mois d’août jusqu’à la fin du mois de septembre. Les usagères et usagers étaient invité·e·s à emprunter les ouvrages en exposition.  Cela marque la 3e année de suite où la Bibliothèque de l’Université McGill rappelle à la communauté universitaire et montréalaise que nos bibliothèques sont des endroits pour tou·te·s. La Doyenne Trenholme des Bibliothèques, Colleen Cooke, a même écrit un communiqué en 2016 sur l’inclusion et la diversité en bibliothèque. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour une 2e année a offert aux Québécoises et Québécois une liste de lecture LGBTQ+ sur la plateforme de PRETNUMERIQUE qui permet le prêt de livres numériques dans l’ensemble des bibliothèques publiques québécoises. Les activités qui soulignent la communauté LGBTQ+ sont naissantes et grandissantes à BAnQ.

Tournée drag-queen en bibliothèque

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Barbada de Barbades à BAnQ Grande Bibliohtèque

L’Espace Jeunes de la Grande Bibliothèque de BAnQ a invité la célèbre drag-queen montréalaise, Barbada de Barbades, à faire une heure du conte pour les jeunes. Avec plus de 90 personnes (parents et enfants) présentes dans le Théâtre Inimaginô, on peut dire que cette première édition de l’heure du conte avec une drag-queen était un franc succès.

Ce n’est pas la première fois que Barbada fait un partenariat avec une bibliothèque pour une heure du conte. En été 2016, elle a fait un partenariat avec la Bibliothèque à livres ouverts (BALO) et moi-même, pour faire une journée de conte LGBTQ+ dans le cadre de la journée des enfants de Fierté Montréal 2016.

Le 18 novembre 2017, la tournée de Barbada continue avec sa participation à une activé de bibliothèque vivante à la Bibliothèque municipale de la Ville de Brossard. Les usagères et usagers de la bibliothèque pouvaient emprunter un humain et en apprendre davantage sur eux.

Février 2018 sera très occupé pour Barbada puisqu’elle sera de retour à la Grande Bibliothèque et fera son entrée officielle aux Bibliothèques de la Ville de Montréal, particulièrement dans deux bibliothèques du quartier, la Bibliothèque de Frontenac et la Bibliohtèque de Langelier. La tournée drag-queen, ou devrait-on dire, la tournée de Barbada de Barbades en bibliothèque continue !

Wikipédia – engagement citoyen

Place des Québécoises :

L’implication des bibliothécaires dans l’amélioration de Wikipédia n’a rien de nouveau avec toutes les activées organisées dans les Bibliothèques de la Ville de Montréal par le Café des savoirs libres ou même les activités Art+Feminism à la Bibliothèque de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), à la Bibliothèque de l’Université McGill ou même à la Grande Bibliothèque de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

La Cinémathèque québécoise a commencé un projet en septembre 2017 intitulé Ateliers mensuels sur le cinéma d’animation québécois. Le projet consiste en des ateliers contributifs mensuels à Wikipédia, une prise de photos de cinéastes pour la médiathèque Wikimedia Commons et des conférences mensuelles en lien avec les soirées contributives. Des 10 soirées contributives, 5 cinéastes sont des femmes.

En décembre 2017, Marie. D. Martel, professeure adjointe à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information à l’Université de Montréal, a commencé le Projet:Femmes/Québec avec le but :

d’augmenter les contenus relatifs à la présence des femmes du Québec dans les différents projets hébergés par la Wikimedia Foundation (encyclopédie Wikipédia, médiathèque Wikimedia Commons, données de Wikidata, définitions du Wiktionnaire). Il vise aussi à augmenter le nombre de participantes contribuant à ces projets.

Place des LGBTQ+ québécois·es

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1re soirée contributive à la Bibliothèque à livres ouverts

L’été 2017 a également vu la naissance des activités contributives pour augmenter le contenu de la communauté LGBTQ+ québécoise sur Wikipédia. Ce projet a réuni citoyen·ne·s qui veulent documenter la culture, l’histoire, les lieux et les personnalités LGBTQ+ du Québec. Les descentes policières, les parcs, et les drag-queens comme Mado Lamotte sont des articles sur lesquels on travaille présentement.

Le déroulement des activités contributives est grandement inspiré du déroulement des activités à la Cinémathèque québécoise. En janvier 2018, le projet va accueillir la Barbada de Barbades et en février 2018, Kevin Lambert, auteur du livre Tu aimerais ce que tu as tué sera l’invité d’honneur. Il y aura au moins une activité contributive Wikipédia à la Bibliohtèque à livres ouverts d’ici l’été 2018, en plus de quelques activités contributives LGBTQ+ à la Bibliothèque des sciences humaines et sociales de l’Université McGill.

Des activités qui visent les personnes qui ne font pas partie de la majorité dominante rappelle que les bibliothèques leur appartiennent également. Une heure du conte avec une drag-queen en bibliothèque n’est pas sans controverse. Il faut être préparé à répondre aux détracteurs. Certaines personnes ont dénoncé l’heure du conte avec une drag-queen à BAnQ en évoquant le principe de neutralité en bibliothèque. Je me demande même si ces personnes fréquentent nos bibliothèques. Mais c’est là où il faut se poser une question qui suscite une importante réflexion : la neutralité en bibliothèque est-elle possible et si oui, c’est la neutralité de qui ?

 

La discrimination des bibliothèques envers les enfants sans-papiers

Actuellement, le sort réservé aux personnes mineures immigrées qui ne peuvent accéder à la nationalité états-unienne est en discussion par les parlementaires des Etats-Unis. Cette discussion provoque des débats, en particulier sur la façon dont les administrations les prennent en compte. Il y a quelques semaines, l’auteure Erika Sanchez publiait une tribune dans le Time concernant le sort réservé aux enfants sans papier dans les bibliothèques aux Etats-Unis. Nous avons décidé d’en proposer ici une traduction, tant elle soulève des questions qui se posent également sur le territoire français.

Nous remercions Erika Sanchez de nous avoir autorisé à reproduire et traduire ici sa tribune. Tous les liens sont ceux du texte original.

J’étais une enfant assoiffée d’histoires. Introvertie et étrange, je passais le plus clair de mon temps à dévorer livre après livre. Beaucoup d’écrivain-e-s se souviennent de la magie des bibliothèques de leur enfance ; elles sont souvent décrites comme des espaces de découverte et d’inspiration. Mais la bibliothèque de ma ville n’était pas de celles-là.

J’ai grandi à Cicero, une ville ouvrière de la banlieue sud-ouest de Chicago, majoritairement peuplée de mexicain-e-s. A cette époque, la plupart des familles – y compris la mienne – avait immigré récemment du Mexique. Les données démographiques ont un peu évolué mais la proportion de personnes immigrées reste encore majoritaire.

Quand je fréquentais la bibliothèque municipale de Cicero, tout le personnel était blanc et pas particulièrement friand des enfants de ma communauté. Certain-e-s de mes ami-e-s plus âgé-e-s avaient été expulsé-e-s du bâtiment pour avoir parlé espagnol. Quand mon frère était en 6ème, il avait demandé de l’aide à une bibliothécaire pour un exposé. Pour toute réponse, elle s’est contentée de grogner et de l’emmener avec agacement devant la section qu’il cherchait, tout en se plaignant que nos parents ne l’aient pas accompagné. Elle a aussi refusé de l’aider tant qu’il ne lui a pas montré sa carte de bibliothèque.

J’ai moi-même ressenti cette rancœur. Je n’ai jamais été à l’aise pour demander des conseils et je ne me rappelle pas avoir eu une seule conversation avec un-e bibliothécaire. Je prenais mes livres et je repartais aussitôt.

Je n’ai donc pas été surprise quand j’ai découvert en mai dernier que des élèves de Cicero ne pouvaient pas s’inscrire à la bibliothèque car leurs parents étaient obligés de fournir une pièce d’identité avec photo délivrée par le gouvernement. Une de mes connaissances dans une école du district a tenté d’organiser une visite pour les enfants afin de renouveler ou créer leurs cartes et a découvert cette obligation. Pour la plupart des habitant-e-s des USA qui sont citoyen-ne-s, je suppose que ce type de demande paraît parfaitement raisonnable. Pour les personnes immigrées sans-papiers, c’est une situation de plus dans laquelle elles sont privées d’un service public.

Les formalités pour l’inscription en bibliothèque varient à travers les USA. L’écrivain et bibliothécaire Jessamyn West m’expliquait que la gestion des bibliothèques était très singulière. Chaque Etat gère différemment ses bibliothèques. Certaines demandent un ou deux justificatifs de domicile. Certaines demandent une pièce d’identité officielle. D’autres demandent les deux. “Refuser à des gens l’accès à un service public est contradictoire avec la notion même de service public” dit West “Et ça peut être très intimidant pour les personnes qui ne sont pas en règle.” Malgré la théorie selon laquelle les bibliothèques sont accessibles à tou-te-s, et ce sans distinction de statut légal, quand vous êtes sans-papiers, vous êtes habitué-e à essuyer des refus. Comme dit West : “On peut profiter des gens quand ils ignorent leurs droits”.

Les bibliothèques sont censées être des lieux sûrs pour les enfants et il est difficile de croire qu’il y a eu une époque où ils n’étaient même pas autorisés à y entrer. Les enfants étaient considérés comme perturbateurs et maintenus à l’écart des livres “subversifs”. C’est seulement quand Anne Carroll Moore, une bibliothécaire de New York, a mis en place des bibliothèques pour enfants à la fin du XIXème siècle que cette situation a commencé à évoluer. Moore n’a pas seulement créé des espaces pour encourager les enfants à lire, elle était aussi convaincue qu’en tant que bibliothécaire elle devait permettre aux enfants issus de l’immigration de ressentir “de la fierté pour leur appartenance à la communauté et au pays que leurs parents avaient quittés”. En 1924, Moore a engagé Nella Larsen, une écrivaine noire, pour diriger la section jeunesse à Harlem. Sa philosophie était révolutionnaire pour l’époque.

On oublie trop souvent que les Etats-Unis ont déjà discriminé au sein de leurs bibliothèques. C’est grâce à la désobéissance civile des jeunes noir-e-s dans les années 60 que cette pratique a changé. Les bibliothèques dans notre pays n’ont pas toujours accueilli tout le monde à bras ouverts, il est donc logique que les gens se battent toujours pour cette question d’accès. Parfois, cependant, les solutions sont simples. En apprenant l’obligation de fournir une pièce d’identité avec photo à la bibliothèque de ma ville d’origine, j’étais furieuse. J’ai supposé qu’il s’agissait d’une décision réfléchie pour empêcher une partie de la population d’accéder aux livres – une considération pas tirée par les cheveux au regard de la ferveur anti-immigration de notre climat politique actuel.

C’est avec cette frustration que j’ai appelé Jane Schoen, la directrice de la bibliothèque, et que je lui ai expliqué que leurs modalités d’inscription étaient discriminatoires. A ma grande surprise, elle m’a dit qu’elle n’avait jamais pensé au fait que cela créerait une barrière pour les personnes sans-papiers. J’ai demandé à Schoen de reconsidérer leur politique, et lorsque j’ai repris contact le mois suivant, j’ai appris que le conseil d’administration avait remplacé la pièce d’identité officielle par une simple preuve d’identité. Lorsque j’ai demandé à Schoen pourquoi la bibliothèque avait accepté de changer le règlement intérieur, elle a simplement répondu : “parce que tu nous l’as fait remarquer, et que ça avait du sens.”

Mes livres traitent énormément des obstacles rencontrés par les personnes immigrées sans-papiers. Savoir qu’elles pourraient ne pas y avoir accès me gêne au plus haut point. Toutes les personnes américaines, indépendamment de leur situation administrative, ont le droit d’avoir accès à la connaissance. Tout le monde a besoin d’avoir accès aux livres. Ça n’a pas toujours été vrai dans l’histoire, mais faisons en sorte que ce soit le cas désormais.

Si je suis invitée pour intervenir ou lire dans une bibliothèque publique, je vérifierai d’abord leur règlement intérieur. J’encourage les autres auteures et auteurs à faire de même. J’espère que toutes les bibliothèques auront autant de bon sens et de réactivité que la bibliothèque publique de Cicero en a eu.

Il est difficile de rester optimiste en suivant l’actualité en ce moment. Et pourtant les personnes et les lieux peuvent changer lorsqu’ils sont mis au défi. Ce n’est pas toujours aussi simple, mais parfois les personnes n’ont simplement pas conscience qu’elles excluent ceux et celles qui sont différents d’elles. Parfois, tout ce qu’il y a à faire est de demander. Et quand ça marche ? C’est tout simplement incroyable.

Traduction par Hélène Legendre et Thomas Colombéra

Une nouvelle carte pour signaler les centres de ressources sur le genre

La commission Légothèque propose depuis 2013 une carte en ligne afin de géolocaliser les centres de ressources sur le genre. En cette fin d’année, il était temps de lui offrir un relooking !

Avec le soutien de l’AbF, nous avons adopté un nouvel outil qui nous permet toujours de poursuivre sa mission de signalement des centres de ressource sur le genre. Nouveauté, cette carte est ouverte à votre participation : vous pouvez nous aider à signaler des bibliothèques ou centre de ressources.

Pour y accéder, suivez le lien :

http://www.abf.asso.fr/pages/carte_lego/carte_bib_genre.php

Des bibliothèques gay friendly ?

En septembre 2016, la commission a été sollicitée par Muriel Amar, directrice de la collection « La numérique » aux presses de l’ENSSIB, pour proposer un travail d’éditorialisation de conférences données dans les congrès internationaux, et abordant le public LGBT dans les bibliothèques.

Quelques mois plus tard, et après de longs échanges, travaux de traduction, corrections et relectures, nous vous présentons (non sans une pointe de fierté), le livre numérique « Des bibliothèques gay friendly ? », tout juste mis en ligne !

Téléchargeable gratuitement, diffusable à tous et toutes, ce livre se divise en plusieurs parties complémentaires : problématiques identifiées, outils, contexte géopolitique des pays abordés. Cet ouvrage, dont le sous-titre est « Conférences sur les questions de genre en bibliothèque » met en avant le travail de collègues ayant déjà réfléchi sur le sujet et se veut un outil pour tout.e bibliothécaire s’intéressant à ces publics.

Pour l’intitulé du livre, nous avons souhaité nous appuyer sur l’une des conférences du livre, de Bharat Mehra et Laverne Gray, intitulée « “Dont Say Gay” in the State of Tennessee: Libraries as Virtual Spaces of Resistance and Protectors of Human Rights of Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, and Queer (LGBTQ) People. Nous sommes conscient.e.s que ce choix de vocabulaire peut être réducteur.

Le lien pour le télécharger : http://www.enssib.fr/presses/catalogue/des-bibliotheques-gay-friendly

Et si vous souhaitez rencontrer des personnes de la commission, nous vous donnons rendez-vous ce jeudi 7 décembre, à la Fondation Gulbenkian, pour une présentation conjointe des deux derniers titres parus dans la collection La Numérique. Vous pourrez trouver la captation de cette rencontre en vous rendant sur la page Soundcloud de la Fondation.

Nous profitons de cet article pour remercier toutes les personnes qui sont intervenu.e.s de près ou de loin dans la réalisation de ce projet. Nous remercions particulièrement Michèle Petit, pour sa réponse enthousiaste sur le livre et sa préface éclairante. Son regard et son travail orientent nos réflexions à la commission depuis plusieurs années. Nous remercions également très chaleureusement Muriel Amar qui a été présente tout au long du travail de création du livre et qui nous a soutenu au long de cette année et demi de réalisation du projet.