Le meilleur de notre veille #60

Notre 60e veille, dernier billet avant de se retrouver à la rentrée !

Bonne lecture et bel été à toutes et à tous !

Global Pride 2020

Le contexte sanitaire a bouleversé la tenue des diverses Gay Pride; 2020 une marche des Fiertés mondiale et virtuelle s’est tenue le samedi 27 juin: la Global Pride. Un petit tour d’horizon en complément d’un précédent billet :

A cette occasion, la BU de l’Université de Picardie a proposé une sélection bibliographique, non exhaustive mais couvrant un maximum de domaines : littérature jeunesse, psychologie, science, droit, etc.

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Les bibliothèques de la Ville de Paris ont opté pour une sélection cinématographique 

L’Association des Journalistes LGBT a proposé OUT : une émission traitant des luttes des minorités et leur traitement médiatique.

Stéréotypes de genre: parentalité, éducation, monde du travail

Dans son numéro de juin, le magazine Parents propose un article « Peut-on élever des enfants sans stéréotypes de genre ? ».  A écouter dans le podcast Galère sa mère, l’interview d’Amandine Berton-Schmidt, chargée de mission Education au Centre Hubertine Auclert, le centre francilien pour l’Egalité femmes-hommes.

Un peu plus tôt dans l’année, France Culture a présenté Genre: les arènes de l’inégalitéQuatre épisodes à réécouter en podcast: la place des femmes en politique, la déconstruction des stéréotypes dès l’école, la place de la maternité dans le monde du travail, la ville comme espace public inégalitaire.

« Les hommes sont plus brillants que les femmes« : l’ancrage des stéréotypes dans le monde du travail. Pour enquêter sur les stéréotypes de genre, des scientifiques des universités de New York, de Denver et de Harvard ont mené une série de cinq études auprès d’Américain·es (femmes, hommes et enfants âgés de 9 à 10 ans) et des hommes et des femmes provenant de 78 autres pays du monde. Ces tests visaient à mesurer les stéréotypes implicites entre certains traits de caractère et certains groupes de personnes ou genres. Les résultats de l’enquête sont repris dans le Journal of Experimental Social Psychology,

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Enfin, focus sur deux femmes récemment entrées dans l’Histoire:

Mary Jackson: la première ingénieure afro-américaine de l’histoire de la NASA. Le siège de la NASA porte désormais son nom.

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L’accueil des personnes trans- en bibliothèque

Le 18 juin dernier, constatant que les discriminations envers les personnes transgenres sont encore bien trop nombreuses, le Défenseur des droits a publié une décision-cadre 2020-136 relative au respect de l’identité de genre de ces personnes, adressant 10 recommandations aux pouvoirs publics.

Les recommandations portent sur les domaines de l’état civil, de l’éducation, de l’emploi, de l’accès aux biens et aux services, de la santé, des droits sexuels ou encore de la privation de liberté. L’ensemble de ces recommandations vise à instaurer un climat inclusif, mieux faire connaître et respecter les droits des personnes transgenre. Des éléments avaient déjà été pris, en France, au niveau de l’Enseignement supérieur pour les étudiants transgenre en 2019, et de la Culture signataire en 2018 de la Charte de l’Autre Cercle. Transgender_(Trans)Pride_Library_Logo.png

 

Dans la même optique, l’association américaine ALA vient de publier une déclaration affirmant les droits des personnes transgenre [en], en bibliothèque plus précisément.

Traduction :

CHICAGO – L’American Library Association (ALA), et en particulier son groupe de travail Rainbow RoundTable, est solidaire, sans équivoque et avec force, de son personnel et de ses membres transgenres, des bibliothécaires transgenres, des usagers et usagères transgenres des bibliothèques, des auteurs et autrices transgenres et des membres transgenres des communautés qu’elle sert. En tant qu’organisation engagée dans la justice sociale, l’ALA cherche à soutenir toutes les personnes transgenres, et en particulier celles qui sont vulnérables ou exposées à la discrimination, notamment en accompagnant les besoins et les perspectives spécifiques des personnes transgenres noires, autochtones et de couleur, des personnes transgenres travaillant dans l’industrie du sexe, des migrants et migrantes ainsi que des demandeurs d’asile transgenres, des personnes intersexuées (qui peuvent ou non s’identifier comme trans), des enfants et des jeunes transgenres, des personnes transgenres âgées et des personnes transgenres handicapées.

L’ALA célèbre la récente décision de la Cour suprême reconnaissant l’égalité de toutes et tous sur leur lieu de travail et rejette catégoriquement toute déclaration et action visant à invalider, nuire, effacer et opprimer l’identité et la vie des personnes transgenres.

L’équité, la diversité et l’inclusion font partie intégrante du travail de l’ALA. La discrimination fondée sur l’identité ou l’expression du genre est néfaste pour le bien-être des enfants, des familles et de la société. Les bibliothèques doivent affirmer et soutenir activement la sécurité et les droits des personnes transgenres.

L’ALA condamne la violence contre les transgenres et rend hommage à la vie des personnes transgenres assassinées en raison de leur identité. L’ALA déplore les récentes morts de Jayne Thompson, Riah Milton, Dominique « Rem’mie » Fells, Tony McDade, Nina Pop, Penélope Díaz Ramírez, Layla Pelaez Sánchez, Serena Angelique Velázquez Ramos, Johanna Metzger, Lexi, Monika Diamond, Yampi Méndez Arocho, Neulisa Luciano Ruiz et Dustin Parker.

L’ALA affirme que les diverses expressions de genre, quelle que soit l’identité de genre, et les diverses identités de genre, y compris l’identité non binaires, sont des variations normales et positives de l’expérience humaine.

L’ALA demande à l’ensemble des bibliothécaires et du personnel des bibliothèques ainsi qu’à toutes les parties prenantes des bibliothèques de désigner les personnes transgenres par leurs pronoms et noms déclarés.

L’ALA encourage les responsables et le personnel des bibliothèques à créer des environnements accueillants pour les personnes transgenres, intersexes et de divers genres qui fréquentent nos bibliothèques, en permettant à chacun d’accéder à des équipements, des activités et des programmes qui sont conformes à son identité sexuelle et en offrant, si possible, des options de toilettes neutres pour les personnes qui préfèrent les utiliser ; ainsi que des espaces de dialogue sûrs permettant la libre expression intellectuelle ainsi que la sécurité de tous les membres de la communauté, y compris les personnes transgenres, non binaires et de divers genres.

L’ALA encourage également le personnel des bibliothèques à agir comme allié et défenseur des enfants et des adolescent·e·s de tous les genres et de toutes les orientations sexuelles dans les écoles, notamment en plaidant pour l’inclusion de l’identité de genre, de l’expression de genre et de l’orientation sexuelle dans toutes les politiques pertinentes des commissions scolaires, en particulier les politiques contre le harcèlement et contre les discriminations.

L’ALA invite tous ses membres et organisations membres, de la communauté en bibliothéconomie et des sciences de l’information au sens large comme les institutions de bibliothèques du monde entier à intégrer les droits des personnes transgenres dans leur politiques de travail en faveur d’une justice sociale intersectionnelle et à rechercher activement à travailler avec d’autres parties prenantes ayant un intérêt direct dans la protection des droits des personnes transgenres.

Le texte a été traduit en espagnol et a été repris à son compte par l’Association des bibliothécaires argentin, ABGRA.

Légothèque reprend également ces lignes à son compte et espère mener prochainement un travail plus important autour de l’accueil des personnes trans- dans nos établissements.

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Un mois des fiertés LGBT en ligne

Mise à jour du 29/06 : sur son blog, la section de l’IFLA « Continuing Professional Development and Workplace Learning » propose des témoignages et des ressources de bibliothécaires leaders sur les questions LGBT : https://blogs.ifla.org/cpdwl/2020/06/29/pride-month-resources-by-loida-garcia-febo/

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En raison du confinement, les animations proposées habituellement en juin à l’occasion des différentes Marches des Fiertés n’ont pas pu se tenir comme prévu, les établissements encore pour beaucoup fermés. C’est encore plus le cas outre-Atlantique qui subit encore de plein fouet la première vague de CoViD-19. Mais ces fermetures n’ont pas empêché les collègues de s’organiser et de proposer ressources et animations en ligne afin de mettre en valeur l’histoire et les cultures des publics LGBT.

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En premier lieu, et comme tous les ans, les collègues recensent des collections à thématiques LGBT. Alors qu’on avait auparavant des présentoirs avec titres LGBT, les bibliothécaires vont regrouper et signaler les collections de l’établissement sur une page internet dédiée. Vous retrouvez ainsi des bibliographies en ligne (par exemple à Boston, ou à Chicago) souvent classées en fonction de l’âge des publics, des ressources sonores (Los Angeles propose une discographie ainsi que des podcasts de conférences), voire des vidéos de conférences issues ou non des collections mêmes de la bibliothèque. Les bibliothèques universitaires présentent aussi des ressources dédiées.

Plus largement, c’est l’occasion d’élargir le spectre de ressources en mettant en avant des documents d’archives et d’histoire : ce « pride month » commémore entre autres les émeutes de Stonewall (1969) et les premières Marches se sont donc tenues en 1970, soit il y a tout juste 50 ans. Difficile de passer à côté de cet anniversaire symbolique. C’est ce que tente de valoriser notamment Bibliothèque du Congrès. Au-delà, les bibliothèques américaines et plus largement anglo-saxonnes, en profitent pour rappeler l’histoire des Marches des fiertés et de l’égalité des droits (ici la British Library au Royaume-Uni (dont un article intéressant sur les identités transgenres). Même la célèbre association ALA s’y met qui propose un article sur le sujet dans sa revue mensuelle.

Ces ressources sont alors rassemblées au sein de pages spécifiques qui mettent en avant collections, services et animations spécifiques sur des thématiques LGBT (ici au Canada, là aux États Unis).

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N’allez pas croire, ensuite, que la fermeture des établissements risque de décourager les collègues de proposer des activités. Vous retrouverez ainsi des ateliers manuels à réaliser chez soi (une couronne aux couleurs de l’arc-en-ciel, un dessert de bonbons arc-en-ciel…) et surtout tout un ensemble d’événements en ligne :

les bibliothèques outre-atlantique proposent ainsi une programmation événementielle sur tout le mois :

La mission de ces Marches demeure, en dépit de restriction liées aux mesures sanitaires : rappeler aux membres des communautés LGBTQI+ et leurs alliés qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils font partie d’un mouvement plus large en faveur de l’égalité des droits, et que leurs voix comme celle d’autres groupes marginalisés comptent, cette année particulièrement avec les soulèvements qui ont suivi la mort de George Floyd et d’autres Noirs par la police. Dans les programmes apparaissent ainsi des propositions justement pour rendre plus visibles les personnes noires LGBT et plus largement s’opposer aux persécutions policières, que ces événements soient proposés par les bibliothèques ou par les communautés LGBTQ elles-mêmes, les bibliothèques s’en faisant alors le relai (ici à PIMA ou dans le NY Times), voire comme ici, d’insister sur la situation des indigènes au Canada.

Et puisque la Marche, c’est aussi la fête, plusieurs établissements ont proposé également des moments festifs, des Zoom Dance Parties et des performances en ligne. Les bibliothécaires eux-mêmes ne sont pas en restent qui ont proposé le 06 juin dernier un webinaire festif intitulé « Librarians in QUEERantine » avec au programme :

 

  • Des performances musicales (d’une bibliothécaire lesbienne DJ, si si)
  • Des Performances d’heures du conte narrée par une Drag Queen (Electra Young)
  • Une présentation du travail d’archives Queeriodicals par Meg Metcalfe
  • Un jeu d’enquête
  • Des présentations des groupes LGBT de l’ALA et de l’IFLA.

 

Et vous, qu’avez-vous prévu pour fêter ce mois des fiertés ?

Le meilleur de notre veille #59

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Nous vous avons sélectionné le meilleur des podcasts qui ont été mis en ligne pendant le confinement.

– Cinq conférences de Nancy Fraser, Françoise Héritier, Geneviève Fraisse, Rachel Silvera et Véronique Le Goaziou

–  une série de La compagnie des auteurs sur Goliarda Sapienza

–  un épisode sur Une chambre à soi de Virginia Woolf

Et en référence à Woolf, Un podcast à soi pose des questions sur le genre, les féminismes et l’égalité femmes-hommes, en treize épisodes (pour le moment !)

 

Netflix propose en ce moment un documentaire sur une librairie LGBT à Los Angeles, Circus of Books.

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via allocine.fr

Et enfin, venez découvrir le blog Egalitaria, un blog pour penser le féminisme !

À la semaine prochaine !

« Le racisme n’a pas sa place dans la société que les bibliothèques s’efforcent de construire » G. Leitner

Le 5 juin dernier, dans une déclaration conjointe, la Présidente de l’IFLA, Christine Mackenzie, et son Secrétaire général, Gerald Leitner, réaffirment la lutte contre le racisme et plus largement le respect des droits humains, comme l’une des valeurs fondamentales de notre profession.

Vous trouverez ci-après la traduction de ce texte.

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En réponse au décès de George Floyd et d’autres personnes dans le monde, la présidente de l’IFLA, Christine Mackenzie, et le secrétaire général, Gerald Leitner, ont fait la déclaration suivante.

L’IFLA condamne toutes les formes de racisme comme fondamentalement contraires à la fois aux droits de l’homme et aux valeurs de notre profession.

Les bibliothèques sont des institutions dont la mission est d’améliorer la vie des individus et des communautés qu’elles desservent. Elles le font non seulement en rejetant toute forme de discrimination, mais également en promouvant activement l’inclusion, en donnant à chacun une opportunité significative de faire valoir ses droits à l’information, la culture, l’information et la science. La discrimination raciale et la violence raciale – plus récemment dans le cas de George Floyd, mais aussi dans le monde entier – n’ont pas leur place dans la société que nous souhaitons construire.

En tant qu’organisation internationale, l’IFLA est déterminée à permettre à tous de s’engager et de bénéficier de nos activités, quels que soient leur nationalité, leur handicap, leur origine ethnique, leur genre, leur localisation géographique, leur langue, leur philosophie politique, leur race ou leur religion.

À travers les Manifestes IFLA-UNESCO sur les bibliothèques publiques et scolaires, ainsi que la Déclaration sur les bibliothèques et la liberté intellectuelle, ces mêmes valeurs s’appliquent au travail de nos institutions. Comme souligné dans le Manifeste sur la bibliothèque multiculturelle, cela nécessite un effort conscient et significatif pour solliciter, comprendre et refléter les besoins de tous les membres des communautés que nous servons dans nos collections, nos pratiques et notre personnel. De plus, nous avons le devoir d’être des acteurs proactifs de l’inclusion dans une société plus large.

Aux côtés de nos collègues de l’American Library Association, de l’Australian Library and Information Association et d’ailleurs, nous sommes donc solidaires de ceux qui sont victimes de discrimination raciale à l’intérieur et à l’extérieur de notre domaine. Ce faisant, nous continuerons à promouvoir une bibliothèque et des services d’information œuvrant en faveur d’une société meilleure pour tous.

Christine Mackenzie
Présidente de l’IFLA 2019-2021

Gerald Leitner
Secrétaire général de l’IFLA

5 June 2020

 

Accueillir les publics sans discrimination: retour sur la journée d’étude co-organisée par Médiadix (CRFCB) et l’URFIST de Paris – Pôle Métiers du livre

Le 13 mars dernier s’est tenue la journée d’étude « Évolutions sociétales et bibliothèques: quelles responsabilités sociales, éthiques, citoyennes dans la cité ? ». Co-organisée par Médiadix et l’Université de Paris Nanterre, cette journée, qui a réuni une centaine de participant•es, a mis en avant les responsabilités sociales, citoyennes, voire éthiques, pour les bibliothèques, vis-à-vis de la communauté des publics, de tous les publics, habitués, occasionnels, et ceux potentiels.

Invitée à participer, la commission Légothèque est intervenue sur les questions de responsabilités sociales, plus précisément sur l’accueil des publics sans discrimination.

Accueillir les publics sans discrimination

La discrimination est la distinction, l’exclusion, d’une personne ou d’un groupe de personnes, par rapport aux autres citoyen•es.

Si l’on s’accorde aisément sur le fait que discriminer est mal, comment alors développer un accueil et des services inclusifs si l’on ne prend pas la mesure de la diversité des publics, leurs particularités, sans stigmatiser ? Accueillir les publics sans discrimination doit-il être synonyme de neutralité, d’homogénéité (du service public, des offres – culturelle, documentaire, de services) ? Ou, au contraire, développer l’inclusion s’accompagne-t-il d’un engagement plus marqué de la part des professionnel•les ?

Les questionnements en bibliothèque? On connaît.

L’adaptabilité ? On connaît.

Les évolutions sociétales en bibliothèque? On connaît (on subit?).

La considération de ces évolutions a pris de l’ampleur avec la vague « 3e lieu »: les postures d’accueil, les collections, les publics, les services, ec, on sait. Mais, disons-le, ça a tout de même fâché: des tensions entre l’ensemble des acteurs et actrices de nos lieux-bibliothèques: ces fâcheries réunissent tout le monde ! Les équipes (comment manager?), les publics (comment gérer les conflits?), les tutelles (comment appliquer / résister, comment remonter les difficultés, comment visibiliser les actions et les missions ?).

Pour un positionnement de nos équipements dans leur vocation sociale, on peut s’appuyer sur des documents-cadres et s’inspirer d’actions aussi diverses que l’hétérogénéité des publics.

Documents-cadres: des références toujours utiles

Ces textes généraux sont un référentiel et posent de solides bases sur les questions de pluralité, de libertés, de droits et d’inclusion:

  • les libertés: parler, écrire, imprimer, penser; liberté de conscience, liberté de religion
  • des notions, sous une première forme: l’exercice de la citoyenneté, le droit de participer, la diversité, le vivre-ensemble, les droits culturels
  • des considérations naissantes: les identités au cœur de la cohésion sociale; l’identité « maternelle », l’égalité d’accès, les droits culturels, la diversité culturelle

D’autres documents, spécifiques aux bibliothèques, viennent souligner les responsabilités sociales de nos équipements:

Ces textes nous offrent, de façon plus précise et évolutive, les ingrédients nécessaires à la valorisation du rôle social des bibliothèques:

  • de nouvelles notions apparaissent: la formation tout au long de la vie; la censure (de la part des professionnel•les ou « extérieure »); l’interculturalité; l’autonomie des publics; l’inclusion numérique; les savoirs communs
  • de nouvelles considérations: les « publics empêchés »; l’âge des publics; les minorités linguistiques; l’alphabétisation; le pluralisme; l’accessibilité; les services;
  • de nouvelles pratiques professionnelles: la gratuité, garante d’une fréquentation élargie; aller au-devant des publics; un engagement du bibliothécaire, entre  prescription et participation active à la modernisation de l’image des lieux; l’environnement social et citoyen

Le rôle social des bibliothèques entre dans les publications et échanges professionnels; on reconsidère les bibliothèques – lieux d’accès à des ressources plurielles – comme lieux de fréquentation, comme « agora ».

Et en pratique ?

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