Diane Arbus, photographe au carré

Pour ce second portrait de femme, Légothèque vous propose de (re)découvrir cette photographe américaine, qui a porté son regard sur la face cachée de l’Amérique des sixties.

diane arbus

De la bourgeoisie new-yorkaise…

Diane Nemerov naît en 1923, à New York. Issue d’un milieu aisé, elle fréquente la Ethical Culture Fieldston, une école dont l’objectif est de développer la capacité de ses élèves à changer le monde.

« Je suis née tout en haut de l’échelle et, toute ma vie, j’en ai dégringolé aussi vite que j’ai pu »

Elle rencontre Allan Arbus à 14 ans, dont les origines sociales déplaisent à ses parents. Après la Seconde Guerre Mondiale, le couple ouvre son propre studio photo, spécialisé dans la mode. Allan joue le rôle de photographe; Diane, celui de directrice artistique.

diane allan

 

Deux enfants et une séparation  plus tard, Diane Arbus se lance concrètement dans la photographie. Elle suit des cours, notamment auprès de son amie portraitiste Lisette Model, et obtient deux bourses de la Fondation Guggenheim.

… à l’Amérique des « freaks »

Dans cette seconde moitié du XXe siècle, la photographie quitte le simple rang de témoignage d’une époque et se hisse au rang de discipline artistique.

Diane Arbus parcourt donc les Etats-Unis, alors « phare » du monde. La photographe s’attache à capturer la face cachée de l’Amérique:  les « freaks », arpente New York et photographie tous les originaux qu’elle y croise. New York est essentielle: incarnant la démesure, la ville accueille un melting-pot fascinant pour Diane.

Elle passe au format carré, qui restera sa marque de fabrique, et capture une Amérique hors normes:  handicapé.es, travestis, nains, géants, jumelles, triplées, etc.

En 1965, le MoMA de New York expose trois de ses photos. Le public les couvre de crachats, dérangé par la réalité que Diane Arbus leur dévoile.

Deux ans plus tard, une seconde exposition, moins controversée, a lieu au MoMA.

 

Une courte carrière et un succès fulgurant

Diane Arbus se donne la mort en 1971, à 48 ans. Sa carrière de photographe fut de courte durée et sa consécration posthume.

En 1972, elle devient la première photographe américaine à être exposée à la Biennale de Venise; le MoMA lui consacre une première rétrospective cette même année.

“J’ai photographié beaucoup de gens étranges… La plupart des gens passent leur vie à redouter de vivre une expérience traumatique. Ces gens étranges sont nés avec ce traumatisme. Ils ont déjà passé cette épreuve. Ce sont des aristocrates.”

identical twins

 

Aller plus loin:

La rétrospective Diane Arbus (octobre 2011-février 2012) au Galerie Nationale du Jeu de Paume

Fur: un portrait imaginaire de Diane Arbus

Une vie à soi, roman de Laurence Tardieu

 

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Une réflexion sur “Diane Arbus, photographe au carré

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