Légothèque au congrès de l’Abf

Le congrès annuel de l’association des bibliothécaires de France se tiendra les 6, 7 et 8 juin prochains à Paris. Comme chaque année, la commission participe au congrès qui aura pour thème « Au-delà des frontières ».

Bannière du congrès de l’ABF

Vendredi à 14h30, retrouvez-nous pour la bibliothèque vivante organisée avec les commissions Illettrisme, Accessibib et Hôpitaux-prisons. Vous pourrez emprunter des livres vivants sur le thème des stéréotypes et des préjugés, sur des sujets en lien avec les travaux des différentes commissions.

Samedi à 10h, rendez-vous à l’espace Agorabib pour nous rencontrer : vous pourrez en savoir plus sur notre fonctionnement et nos activités. C’est aussi l’occasion d’échanger avec les différent-es membres de Légothèque.

Samedi à 14h30, assistez à la rencontre « Quelles approches et quels dispositifs pour les personnes migrantes ? », animée par Eleonora Le Bohec, membre de la commission.

Nous espérons vous retrouver Porte de Versailles !

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Le meilleur de notre veille #49

Voici le meilleur de notre veille de ces dernières semaines : quelques liens repérés et partagé sur lesquels nous revenons.

Cultures queers et drag queens

C’était la Queer week au mois de mars, semaine d’événements en région parisienne qui a beaucoup fait parler d’elle. En effet, comme l’an passé, la bibliothèque Louise Michel était associée à la programmation. Un de ces événements a connu de fortes critiques sur Internet, et l’ABF a publié un communiqué de soutien que vous retrouverez en cliquant ici.

Illustration Queer week

Image de la queer week

Les heures du contes et autres lectures à destination des enfants prises en charges par des drag queens subissent également des critiques à l’étranger. Aux Etats-Unis, et plus particulièrement à Houston, un événement a dû être annulé devant les risques encourrus : découvrez l’article d’Actualitté pour en savoir plus.

Archives LGBTQI

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Logo du collectif Archives LGBTQI

Le projet d’archives LGBTQI fait partie de ces sujets que nous suivons avec intérêt. Voici une tribune récente sur le sujet, en particulier sur le fonctionnement souhaité de la structure à venir : Voilà pourquoi il faut un lieu fait par et pour la communauté.

Conseils culture

La veille de Légothèque est souvent l’occasion de partager des conseils culturels. Découvrez six podcast féministes et drôles repris par Le Monde en cliquant ici.

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Détail de la couverture de la BD de Tillie Walden, Dans un rayon de soleil

Par ailleurs, nous repérons pour vous de nouvelles sorties de livres. Ce mois-ci, une bande dessinée qui met en scène des personnages bi.es, lesbiennes et non-binaire dans une sorte d’odyssée intergalactique quasiment exclusivement féminine : Dans un rayon de soleil.

Questions de genre et bibliothèque

En 2017 a été publié l’ouvrage Gender Issues and the Library: Case Studies of Innovative Programs and Resources. Nous pourrions le traduire par « Les questions de genre et la bibliothèque : études de cas d’activités et de ressources innovantes ».

Gender

Couverture du livre

Préfacé par la présidente de l’association des bibliothèques américaines (ALA) Loida Garcia-Febo, l’ouvrage balaie différents exemples réussis de questionnements sur le genre, à la façon d’une anthologie. Il concerne essentiellement l’égalité femmes-hommes et le sujet des femmes.

Codirigé par Carol Smallwood et Lura Sanborn, l’ouvrage présente une évolution en 5 temps : après avoir abordé la formation des étudiant-e-s et des professionnel-le-s de l’information, il est question de l’histoire : la place des fonds de recherche sur le genre et les femmes, dans les bibliothèques de recherche en premier lieu, mais aussi dans les bibliothèques de lecture publique.

C’est dans un troisième temps seulement que les questions LGBT+ sont plus largement abordées, avec les activités et partenariats qu’il est possible de mettre en place. Enfin, les collections et les ressources terminent cet ouvrage de recherche qui développe de nombreuses idées. On regrettera seulement la place accordée aux bibliothèques de lecture publique, qui n’occupent qu’une faible partie des articles.

Plus d’informations sur le site de l’éditeur en cliquant ici.

La semaine des discriminations à Montreuil

Retour sur la semaine d’activités organisée par la bibliothèque de
Montreuil, d’après une interview avec son directeur, Fabrice Chambon. Cet article de Sophie Agié-Carré a été initialement publié dans le numéro 94/95 de la revue Bibliothèque(s).

Contexte

 

Depuis 2017, la bibliothèque ferme pendant trois mois chaque été, pour réaliser des travaux. Cette fermeture est nécessaire pour la bonne tenue du chantier et les bibliothécaires souhaitent rendre la dernière journée d’ouverture festive tout en s’inscrivant dans une programmation globale. En 2017, s’est tenu toute la nuit un bal électro dans la bibliothèque ; conclusion d’un cycle d’un mois de conférences et action autour de ce genre musical. En 2018, la fermeture avait lieu quelques jours après la marche des fiertés, la bibliothèque a donc décidé de s’appuyer sur cette thématique pour ses festivités pré-fermeture !

Le montage du projet

Le projet a été réfléchi collectivement avec pour envie de proposer une programmation variée et dynamique, qui puisse rassembler à la fois les usagers de la bibliothèque et le monde LGBT. L’objectif était que tout le monde puisse se trouver dans les actions proposées et d’aborder la question des discriminations sous différents prismes : culturel, politique, social… Les logiques de partenariat (associations, conférenciers…) ont fonctionné à la fois pour des prises de contact avec des personnes-ressources, mais aussi pour inscrire la semaine dans la vie culturelle montreuilloise.

La communication du projet a fait sortir les bibliothécaires des murs de la bibliothèque, en empruntant certaines formes de communication au militantisme, avec le collage d’affiches dans la ville ou encore la distribution de flyers pendant la marche des fiertés et dans le Marais. Ce pas de côté, cet appel au streetmarketing, a été l’occasion aussi de pouvoir échanger avec des personnes ne fréquentant pas la bibliothèque et s’interrogeant sur le projet. Bien évidemment, la communication institutionnelle était présente avec un programme papier et de nombreux relais en ligne.

Le programme

L’une des premières idées, qui reste dans une logique festive, était la soirée drag- queen. Ce spectacle, qui se déroule plutôt dans des bars parisiens, pouvait constituer une conclusion joyeuse à la semaine des discriminations. Par son côté culturel et créatif, le spectacle avait donc toute sa place à la bibliothèque. Un set DJ a permis de terminer la soirée en dansant tou-tes ensemble.

Le monde associatif LGBT était aussi partie prenante de la semaine, avec différentes associations présentes, notamment par le biais de projections. SOS Homophobie a ainsi animé un débat suite à la projection de Homos, la haine et a pu présenter l’édition 2018 du rapport annuel sur l’homophobie. Le Refuge était également au programme avec la projection de films sur l’association, suivi d’un temps d’échanges.

Côté conférences, Samuel Boursier a présenté une histoire des luttes LGBT, d’hier à aujourd’hui. Et Didier Lestrade s’est quant à lui intéressé à l’influence de la communauté LGBT dans les musiques modernes. Ces deux conférences ont permis d’intégrer deux temps plus posés que les autres éléments de la programmation.

Le public jeunesse était aussi concerné par les animations, avec des lectures autour des questions de genre, animées par deux drag-queens : Enza Fragola et Jésus La Vidange. Un atelier plein de paillettes et de maquillage était au programme en before de la soirée festive.

Le RESET2, hackerspace féministe et inclusif, a proposé des initiations au

code et des jeux indépendants abordant les thématiques LGBT. Cette incursion du numérique dans la programmation s’appuyait aussi sur les ateliers informatiques proposés chaque premier samedi du mois à la bibliothèque, avec pour idée de croiser les publics.

Sur le terrain

L’ensemble de la semaine s’est très bien déroulé, le public a répondu présent aux activités, et certaines d’entre elles ont été un grand succès. Par exemple, la soirée a rassemblé 200 personnes, avec un équilibre dans le public entre les usagers de la bibliothèque et des personnes qui avaient déjà pu assister à des spectacles de drag-queen dans leur lieu « habituel ». Fabrice Chambon, directeur des bibliothèques de Montreuil, nous a confié qu’il n’avait pas eu de retour négatif sur les événements de la semaine. Au contraire, le public de la bibliothèque était enthousiaste et ravi de pouvoir découvrir ce monde.

Et après ?

Cette semaine a été une expérience très positive !
La semaine des discriminations peut être considérée comme le volet évènementiel d’une programmation autour de cette thématique, mais ces dernières sont abordées toute l’année par l’équipe des bibliothèques. En effet, la bibliothèque, dans son rôle culturel et citoyen, construit toute l’année pour inciter les usagers à s’interroger ensemble sur les grandes questions de notre société. Ainsi, ces thématiques autour des discriminations ou des inégalités sociales sont présentes toute l’année à l’agenda de la bibliothèque, particulièrement avec le public adolescent. Un film sur l’homophobie a d’ailleurs été réalisé par une classe de 3e d’un collège de la ville et l’opération va être réalisée de nouveau l’an prochain.

 

Une bibliothèque au Point éphémère

Cet été, le Point éphémère, un lieu emblématique de Paris, a accueilli une bibliothèque LGBT+. Retour sur le projet avec sa créatrice, Albane Linyer.

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Le Point éphémère (crédits : Office de tourisme Paris)

Emergence du projet

Albane n’est pas du tout bibliothécaire, elle est auteure et scénariste. Et elle aime les livres, mais elle constate régulièrement que la littérature LGBT+ est peu présente dans les lieux du livre que sont les librairies ou les bibliothèques, en dehors des lieux identifiés LGBT+.

Créer une bibliothèque LGBT+, la Bibliothequeer, avait pour objectifs de faire du tri dans sa propre bibliothèque, partager des lectures qui l’avaient marquée et surtout, proposer un lieu où trouver de la littérature LGBT+.

« Il y a un côté ouverture de cette culture au monde ; l’envie de sensibiliser et d’ouvrir en la posant dans un espace public. L’autre idée est bien sûr de donner aux LGBT+ leur littérature à disposition, parce que ce n’est pas toujours évident de trouver des livres qui nous ressemblent, ou qui répondent à nos questions. » Cette citation d’Albane résume tout à fait le projet.

Une première base de livres était déjà prête, il fallait donc l’enrichir pour pouvoir proposer un nombre de titres suffisant en termes de genres de livres, d’histoires, de représentations. Pour cela, Albane a fait appel à des partenaires tels que la libraire Violette & co, les éditions Des ailes pour un tracteur, des auteur-es… et a lancé une campagne de financement participatif sur le site Ulule ! Cette campagne, qui s’est terminée par un succès, a pu permettre d’acquérir un grand nombre de livres et construire la bibliothèque qui allait s’installer une dizaine de jours au Point éphémère.

La bibliothequeer : une bibliothèque pour tous et toutes

Du 1er au 13 juillet, la Bibliothequeer a posé ses palettes colorées au Point Ephémère. Ce lieu emblématique de la vie parisienne propose toute l’année des rendez-vous réguliers, entre concerts, projections, bar, expositions, rendez-vous artistiques, festivals, résidences d’artistes… et ne s’arrête pas pendant l’été ! Situé en bordure du canal St-Martin, le Point Ephémère fait les beaux jours (et nuits) de ses usagers et usagères.
Le premier jour, la Bibliothequeer s’est installée à l’intérieur du lieu, ce qui, en ce début juillet, n’a pas été opportun en termes de lectorat. Tout de suite, l’équipe a décidé de déménager sur la terrasse, et cette nouvelle localisation a permis de lancer la machine ! Des livres étaient proposés lors des temps d’ouverture du lieu et jusqu’en début de soirée.
La Bibliothequeer a été un succès pendant toute son ouverture : la plupart du temps, les personnes qui fréquentaient la terrasse du Point Ephémère avaient toutes un livre de la Bibliothequeer en main ! Albane nous a rapporté qu’il n’y a eu aucune réaction négative quant à présence des livres. Les personnes présentes sur le lieu se sont laissées tenter par les propositions éclectiques de lectures et ont eu l’air, à chaque livre consulté, de passer un bon moment. Le libre-service a permis aussi aux per-sonnes de prendre leur temps pour sélectionner leur lecture et de profiter de l’installation de la terrasse. Il y a eu un certain nombre de remerciements et de félicitations, et une belle fréquentation sur toute la durée de la mise à disposition des livres.
En plus des livres, l’équipe de la Bibliothequeer a pu proposer deux événements avec une DJette, Agnès Aokky, pour l’ouverture le dimanche ; et une projection de courts-métrages et de séries à l’intérieur du Point Ephémère.

Et maintenant ?

La Bibliothequeer première édition a fermé ses portes le 13 juillet, mais ce n’est que le début d’une aventure ! L’équipe autour du projet continue à acheter des livres pour enrichir les rayonnages et cherche d’autres lieux pour s’implanter ! Pour suivre la Bibliothequeer, découvrir d’autres photos et les encourager, rendez-vous sur Instagram et sur Facebook ! Le succès de la Bibliothequeer a pu rendre visible des auteur-es de littérature LGBT+ sur un lieu aux propositions culturelles variées. Cette bibliothèque inclusive, ouverte à tous et toutes, a montré le rôle important de la lecture dans la construction de soi, une thématique que la commission Légothèque aborde toute l’année dans ses travaux.

Cet article de Sophie Agié a été initialement publié dans la rubrique Bibliothèques et inclusion de la revue Bibliothèque(s) de l’ABF.

Rencontre avec la responsable du fonds Aspasie

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir un centre de ressources sur le genre, référencé sur notre carte en ligne disponible en cliquant ici. Merci à Véronique Reynard* d’avoir répondu à nos questions.

Légothèque : Bonjour, vous êtes responsable du fonds Aspasie et je vous remercie d’accepter de répondre à quelques questions.  Quel est l’historique du fonds Aspasie ?

Véronique Reynard : Le fonds Aspasie a été constitué dans le cadre d’une convention interministérielle sur l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, en 2000.
Il est ouvert au public depuis 2001.
Le nom du fonds a été choisi en hommage à Aspasie, une intellectuelle grecque, compagne de Périclès, vivant au Vème siècle avant JC. Elle créa une école de rhétorique et de philosophie pour les femmes.
Initialement constitué grâce à des subventions de la Direction de l’enseignement supérieur et du Fonds social Européen sur 3 ans, il est maintenant financé par l’ESPE, composante de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Physiquement, le fonds est localisé dans la BU Education Lyon Croix-Rousse et sous la responsabilité d’une responsable documentaire qui travaille en collaboration étroite avec les enseignant.e.s concerné.e.s par ces questions.
Le fonds Aspasie est constitué d’environ 6000 documents, auquel s’ajoutent les revues de niveau grand public au niveau recherche.


L : Quelle est sa mission ? 

Le fonds Aspasie rassemble des ressources documentaires autour de la question des femmes et du genre en Education. Cette documentation doit permettre aux étudiant.e.s, aux enseignant.e.s stagiaires et aux enseignant.e.s en poste de se former sur ces thématiques et notamment de porter l’égalité à l’école. Ce fonds, dont une partie est de niveau recherche, est aussi un appui pour les chercheur.se.s dans leurs travaux sur les questions du genre dans le contexte du système éducatif, la recherche permettant ensuite l’évolution et l’enrichissement de la formation des enseignant.e.s.


L : Quels services liés à ce fonds proposez-vous ?

Le fonds bénéficie des services mis à disposition du public des BU Lyon 1 : recherche à partir de l’outil de découverte Sherlock, renseignement en ligne, service de rendez-vous avec un.e bibliothécaire (accompagnement à la recherche documentaire dans le cadre des mémoires), service de prêt entre bibliothèques et localisation sur le Sudoc (catalogue du Système Universitaire de Documentation).


L : Quel est le cœur de votre activité : les collections ou les animations ?

L’enrichissement des collections est notre priorité mais la valorisation du fonds prend toute son importance pour un fonds spécialisé pour lequel la visibilité doit être nationale voire internationale. Certaines revues (comme la revue Nora – Nordic journal of feminist and gender research) et certains ouvrages sont peu ou pas du tout disponibles ailleurs dans le paysage documentaire universitaire. Le fonds est valorisé par des actions récurrentes comme les tables thématiques, les bibliographies, des articles sur le site web, et plus ponctuelles en accompagnement d’évènements et d’actions culturelles sur ces thématiques.
Des actions sont mises en place afin de valoriser la recherche sur le genre : un BARCamp Egalité et Diversité est organisé le jeudi 29 novembre, les doctorants présenteront en une dizaine de minutes leurs sujets de thèses sur des thématiques traitées par le fonds Aspasie : l’homophobie et le sexisme. Il sera diffusé sur Youtube.


L : Avez-vous une politique documentaire ? Laquelle ?

La politique d’acquisitions est menée en concertation avec les formateur.trice.s et enseignant.e.s chercheur.se.s spécialistes de ces thématiques, à l’instar de Muriel Salle, maîtresse de conférence à l’Université Lyon 1.
Le niveau du fonds est celui d’un fonds universitaire avec une part de documentation de niveau recherche. Les documents sont en majorité en langue française mais 20% des acquisitions concernent des langues étrangères. Le fonds comprend aussi une part de littérature pour la jeunesse, des albums non stéréotypés, des fictions et des documentaires permettant de traiter les questions de genre à l’école. Cela concerne 8% des acquisitions. Les axes de la politique documentaire sont adaptés à l’évolution sociétale des thématiques (questions de politique familiale par exemple) ainsi qu’à l’évolution des études sur le genre.


L : Quel système de classification utilisez-vous ? Convient-il à vos collections ou devez-vous l’adapter ? 

Nous utilisons la classification décimale Dewey pour une part importante du fonds, mais les fictions pour la jeunesse sont cotées avec des cotes locales plus adaptées à ce type de documentation.


L : Quel est votre public cible ? Quelle est votre fréquentation ? Essayez-vous d’élargir vos services à d’autres publics ? 

Notre public est majoritairement le public de l’Université Lyon 1.
Ce fonds est emprunté par des étudiant.e.s en Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation) de l’Université Lyon 1 ou d’autres universités (Lyon 2 et Lyon 3), des doctorants, des formateur.trice.s et des enseignant.e.s chercheur.se.s. Ce fonds intéresse aussi les enseignant.e.s stagiaires et titulaires du primaire et du secondaire, qui peuvent l’utiliser dans le cadre de la formation continue ou de leur travail quotidien dans les écoles.
Côté chiffres, ce fonds compte 1774 prêts en 2017 soit 2,3% des prêts de la BU Education de la Croix-Rousse.


L : Avez-vous des partenaires récurrents ? Quels types de partenariats mettez-vous en place avec ces partenaires ? 

Le personnel des BU Education travaille avec le personnel de l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education) de l’Académie de Lyon qui finance les acquisitions pour ce fonds, notamment avec le groupe GEM (Genre Education Mixité), une équipe d’enseignant.e.s chercheur.se.s investi.e.s sur ces questions. Nous travaillons ensemble à la fois pour l’élaboration de la politique documentaire : acquisitions et entretien du fonds et dans le cadre de la valorisation. Des présentations du fonds sont organisées lors des formations de l’ESPE.
Nous travaillons également avec la Mission Egalité-Diversité de l’Université Lyon 1, pour la valorisation du fonds et la diffusion de la recherche sur ces thématiques.

L : Votre bibliothèque fait-elle partie d’un réseau : bibliothèques universitaires, bibliothèques spécialisées…?

Les BU Education font partie du service commun de la documentation de l’Université Claude Bernard Lyon 1.


L : Où peut-on suivre vos activités en ligne (site web, réseaux sociaux ?)

Les activités des BU Lyon 1 sont valorisées sur le site web :
https://portaildoc.univ-lyon1.fr/

Mais aussi sur le Facebook et le compte twitter des BU Lyon 1 :
https://fr-fr.facebook.com/bibliotheque.universitaire.lyon1/

Les évènements comme les BARCamp et les conférences sont diffusés sur la playlist BU Lyon 1 sur la chaîne Youtube de l’Université.

L : Justement, quels sont vos projets pour 2018-2019 ?

La valorisation des collections est un des grands axes de travail pour les BU Lyon 1 pour l’année 2018-2019. Dans ce contexte, nous prévoyons d’améliorer la visibilité du fonds Aspasie par diverses actions :
Refonte de la page Aspasie sur le site web des BU Lyon 1 et création d’un visuel afin de renforcer l’identité de ce fonds
Elaboration de tables thématiques et de bibliographies à l’occasion d’évènements particuliers : Journée internationale des droits de la femme le 8 mars, Mondial de football féminin en juin- juillet 2019…
Création de signets Aspasie présentant le fonds, pour une diffusion dans l’ensemble des BU Lyon 1
Participation au blog de la Mission Egalité-Diversité : valorisation des nouveautés ou sélection de ressources autour d’une thématique
Candidature pour l’obtention du label CollEx : valorisation des collections d’excellence pour la recherche

En bonus : une référence sur Aspasie en cliquant ici.

Véronique Reynard* est Responsable de collections des BU Education, Service Commun de la Documentation
Université Claude Bernard Lyon 1
BU Education Lyon-Croix Rousse
5, rue Anselme
69317 Lyon Cedex 04