Légothèque au congrès de l’ABF

Comme chaque année depuis sa création, Légothèque sera présente au congrès de l’ABF qui se déroulera cette année du 7 au 9 juin à La Rochelle et dont le thème est « A quoi servent les bibliothèques ? »

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Affiche du congrès 2018 représentant un blender.

La commission Légothèque propose une table-ronde sur le thème du sexisme et du harcèlement en bibliothèque. En présence d’Olga Trostiansky, présidente du laboratoire de légalité et conseillère au CESE, et d’Isabelle de Souza, responsable de la commission, il s’agira de s’interroger sur les réponses que nous, bibliothécaires, pouvons apporter aux situations que nous rencontrons en bibliothèque. Cette table-ronde se déroulera le jeudi 7 juin à 16h45. Afin de préparer cette rencontre, découvrez nos recensions d’ouvrages de la collection Egale à égal du laboratoire de l’égalité..

Nous serons également présent-e-s pour présenter la commissions et nos actualités, l’occasion idéale de venir nous voir si vous souhaitez en savoir plus sur nos actions et, pourquoi pas, nous rejoindre. Cette rencontre aura lieu le vendredi 8 juin de 14h à 15h.

Retrouvez l’ensemble du programme sur le site de l’ABF en cliquant ici.

 

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Le meilleur de notre veille #40

Ce mois-ci, dans le meilleur de notre veille, nous parlerons radio, prix littéraire et littérature jeunesse.

Interview pour Radio Campus Paris

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Légothèque a été invitée par Radio Campus Paris dans son émission La Matinale de 19h. Ce fut l’occasion de présenter la commission et ses activités. Vous pouvez écouter le podcast en cliquant ici.

Prix de la Porte Dorée 2018.

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Le prix littéraire de la Porte Dorée récompense un roman ou un récit écrit en français traitant du thème de l’exil. Ce prix est doté de 4 000 euros par l’association de soutien au Musée national de l’histoire de l’immigration. Cette année, c’est Mohamed Mbougar Sarr qui a reçu le prix pour son deuxième roman Silence du choeur.

Plus d’informations sur le lauréat de cette année en cliquant ici.

Littérature jeunesse

Nous en parlions justement dans l’interview donnée à Radio Campus Paris, l’édition jeunesse propose de plus en plus de diversité dans les nouvelles parutions.

Le blog Face de Citrouille propose désormais une newsletter mensuelle « Face de féministe ! Pour une littérature jeunesse engagée » antisexiste. Une initiative à suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, le blog Maeva danse propose une bibliographie de livres jeunesse aux héros et héroïnes noir-e-s ou métis-ses. Découvrez-la en cliquant ici.

 

Etats généraux de la bioéthique : quels livres sur le sujet ?

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Illustration des états généraux de la bioéthique

Alors que s’ouvrent cette année les états généraux de la bioéthique, il nous a semblé pertinent de proposer une sélection de documents sur des sujets qui y sont liés : l’homoparentalité, la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA). Ces ouvrages peuvent permettre d’ouvrir le débat et de poursuivre la réflexion sur ces sujets.

Sur l’homoparentalité

 

Irène Théry, Mariage de même sexe et filiation, 2013, éd. de l’EHESS

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couverture du livre

Cet ouvrage avait déjà été présenté à l’époque sur le blog de Légothèque. Il permet d’aborder les sujets du mariage pour les personnes de même sexe de façon claire, mais aussi, sujet qui nous intéresse plus particulièrement ici, celui de la filiation. Plus d’infos en lisant l’article qui en fait la recension :

Mariage de même sexe et filiation : une suggestion d’acquisition

Mona Greenbaum (dir.), Familles LGBT, le guide, éd. du remue-ménage, 2015, 30€

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couverture du livre

Ce guide de la parentalité LGBT permet une approche pratique des questions soulevées par les parentalités LGBT. Il s’agit d’une édition québécoise, mais elle apporte des informations intéressantes dans un contexte différent.

Site de l’éditeur

Sur la procréation médicalement assistée

Marie Docher, Alors je suis devenue une Indien d’Amérique…, Ixe, 2014, 14€

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couverture du livre

Comment vit-on l’homophobie lorsqu’on fait partie d’une famille LGBT ? En réaction aux mouvements de la « Manif pour tous », Marie Docher raconte, dans un récit illustré de photographies, son vécu de mère et l’effet que les protestations contre la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ont eu sur elle.

Site de l’éditeur

Jennifer Schwartz, Une histoire de famille, Robert Laffont, 2014, 16€

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couverture du livre

A partir du témoignage de sa vie personnelle, Jennifer Schwartz raconte son histoire et ce qui lui a permis de fonder une famille : elle a eu deux enfants par PMA et ce vécu lui permet de partager une réflexion sur ce qu’est faire famille aujourd’hui, sans craindre de partager les difficultés rencontrées sur son parcours.

Site de l’éditeur

Sur la gestation pour autrui

Catherine Mallaval et Mathieu Nocent, Mais qui est la mère ?, Les Arènes, 2017, 20€

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couverture du livre

Cet ouvrage présente, à travers les voix d’expert-e-s et de personnes concernées, les différents aspects de la GPA. Ce tour d’horizon mondial montre que les pratiques sont très différentes d’un pays à l’autre : on voyage donc au gré des expériences des un-e-s et des autres, écoutant les témoignages de parents d’intention, de femmes porteuses et d’enfants conçus par GPA. Des débats entre expert-e-s du domaine (médical, juridique, psy) permettent de poursuivre la réflexion au-delà des a priori que toute personne peut avoir sur un sujet aussi polémique.

Site de l’éditeur

Jean-Raphaël Hureau (dir.), La GPA pour tous ?, Des ailes sur un tracteur, 2018, 20€

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couverture du livre

Ces 25 tribunes offrent une entrée dans le débat approfondie. C’est l’occasion d’écouter des politiques, des médecins qui la pratiquent, des anthropologues, des parents, des religieux, etc., s’exprimer sur un sujet à travers toutes ses implications. Il s’agit à la fois d’ouvrir le débat et de faire entendre des voix que l’on entend moins sur le sujet.

Site de l’éditeur

 

Le meilleur de notre veille #37

Voici, pour la 37ème édition, le meilleur de notre veille, des liens trouvés ici et là sur Internet et rassemblés par les membres de Légothèque.

Ecriture inclusive

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Nous l’annoncions la semaine dernière, l’ABF est signataire de la convention d’engagement pour une communication sans stéréotypes de sexe. Un bel exemple pour la mettre en place dans votre établissement ? Plus d’infos en lisant le billet dédié. La question de l’écriture inclusive, on l’a vu ces derniers mois, à fait beaucoup parlé d’elle, notamment par l’entremise des médias. A ce sujet, on remarquera que le quotidien de référence Le Monde met en place des règles en ce sens, vers des règles grammaticales plus égalitaires.

Tous égaux, toutes égales au travail ?

Une étude menée par l’IFOP révèle qu’un tiers des salarié-e-s LGBT sont « invisibles » au travail, c’est-à-dire

Accéder à l’article de Têtu en ligne

Et nous, que faisons-nous sur notre lieu de travail pour éviter cette invisibilité ? Nous efforçons-nous de proposer un cadre qui permet à chaque personne de partager librement son orientation sexuelle ou son identité de genre ? L’association l’Autre Cercle propose une charte qui permet aux employeurs de s’engager en ce sens pour les salarié-e-s.

L’interculturalité, un sujet d’actualité

L’interculturalité est un sujet auquel les bibliothécaires s’intéressent particulièrement en ce moment. L’agence régionale du livre (ARL) PACA a publié un dossier en ligne dédié, que vous pouvez trouver sur leur site :

Dossier sur l’interculturalité de l’ARL

En région parisienne, le Centre de formation aux carrières des bibliothèques Médiadix propose sur le même sujet une journée d’étude « Pour des bibliothèques interculturelles » le jeudi 8 février.

Présentation et programme de la journée d’étude

La discrimination des bibliothèques envers les enfants sans-papiers

Actuellement, le sort réservé aux personnes mineures immigrées qui ne peuvent accéder à la nationalité états-unienne est en discussion par les parlementaires des Etats-Unis. Cette discussion provoque des débats, en particulier sur la façon dont les administrations les prennent en compte. Il y a quelques semaines, l’auteure Erika Sanchez publiait une tribune dans le Time concernant le sort réservé aux enfants sans papier dans les bibliothèques aux Etats-Unis. Nous avons décidé d’en proposer ici une traduction, tant elle soulève des questions qui se posent également sur le territoire français.

Nous remercions Erika Sanchez de nous avoir autorisé à reproduire et traduire ici sa tribune. Tous les liens sont ceux du texte original.

J’étais une enfant assoiffée d’histoires. Introvertie et étrange, je passais le plus clair de mon temps à dévorer livre après livre. Beaucoup d’écrivain-e-s se souviennent de la magie des bibliothèques de leur enfance ; elles sont souvent décrites comme des espaces de découverte et d’inspiration. Mais la bibliothèque de ma ville n’était pas de celles-là.

J’ai grandi à Cicero, une ville ouvrière de la banlieue sud-ouest de Chicago, majoritairement peuplée de mexicain-e-s. A cette époque, la plupart des familles – y compris la mienne – avait immigré récemment du Mexique. Les données démographiques ont un peu évolué mais la proportion de personnes immigrées reste encore majoritaire.

Quand je fréquentais la bibliothèque municipale de Cicero, tout le personnel était blanc et pas particulièrement friand des enfants de ma communauté. Certain-e-s de mes ami-e-s plus âgé-e-s avaient été expulsé-e-s du bâtiment pour avoir parlé espagnol. Quand mon frère était en 6ème, il avait demandé de l’aide à une bibliothécaire pour un exposé. Pour toute réponse, elle s’est contentée de grogner et de l’emmener avec agacement devant la section qu’il cherchait, tout en se plaignant que nos parents ne l’aient pas accompagné. Elle a aussi refusé de l’aider tant qu’il ne lui a pas montré sa carte de bibliothèque.

J’ai moi-même ressenti cette rancœur. Je n’ai jamais été à l’aise pour demander des conseils et je ne me rappelle pas avoir eu une seule conversation avec un-e bibliothécaire. Je prenais mes livres et je repartais aussitôt.

Je n’ai donc pas été surprise quand j’ai découvert en mai dernier que des élèves de Cicero ne pouvaient pas s’inscrire à la bibliothèque car leurs parents étaient obligés de fournir une pièce d’identité avec photo délivrée par le gouvernement. Une de mes connaissances dans une école du district a tenté d’organiser une visite pour les enfants afin de renouveler ou créer leurs cartes et a découvert cette obligation. Pour la plupart des habitant-e-s des USA qui sont citoyen-ne-s, je suppose que ce type de demande paraît parfaitement raisonnable. Pour les personnes immigrées sans-papiers, c’est une situation de plus dans laquelle elles sont privées d’un service public.

Les formalités pour l’inscription en bibliothèque varient à travers les USA. L’écrivain et bibliothécaire Jessamyn West m’expliquait que la gestion des bibliothèques était très singulière. Chaque Etat gère différemment ses bibliothèques. Certaines demandent un ou deux justificatifs de domicile. Certaines demandent une pièce d’identité officielle. D’autres demandent les deux. “Refuser à des gens l’accès à un service public est contradictoire avec la notion même de service public” dit West “Et ça peut être très intimidant pour les personnes qui ne sont pas en règle.” Malgré la théorie selon laquelle les bibliothèques sont accessibles à tou-te-s, et ce sans distinction de statut légal, quand vous êtes sans-papiers, vous êtes habitué-e à essuyer des refus. Comme dit West : “On peut profiter des gens quand ils ignorent leurs droits”.

Les bibliothèques sont censées être des lieux sûrs pour les enfants et il est difficile de croire qu’il y a eu une époque où ils n’étaient même pas autorisés à y entrer. Les enfants étaient considérés comme perturbateurs et maintenus à l’écart des livres “subversifs”. C’est seulement quand Anne Carroll Moore, une bibliothécaire de New York, a mis en place des bibliothèques pour enfants à la fin du XIXème siècle que cette situation a commencé à évoluer. Moore n’a pas seulement créé des espaces pour encourager les enfants à lire, elle était aussi convaincue qu’en tant que bibliothécaire elle devait permettre aux enfants issus de l’immigration de ressentir “de la fierté pour leur appartenance à la communauté et au pays que leurs parents avaient quittés”. En 1924, Moore a engagé Nella Larsen, une écrivaine noire, pour diriger la section jeunesse à Harlem. Sa philosophie était révolutionnaire pour l’époque.

On oublie trop souvent que les Etats-Unis ont déjà discriminé au sein de leurs bibliothèques. C’est grâce à la désobéissance civile des jeunes noir-e-s dans les années 60 que cette pratique a changé. Les bibliothèques dans notre pays n’ont pas toujours accueilli tout le monde à bras ouverts, il est donc logique que les gens se battent toujours pour cette question d’accès. Parfois, cependant, les solutions sont simples. En apprenant l’obligation de fournir une pièce d’identité avec photo à la bibliothèque de ma ville d’origine, j’étais furieuse. J’ai supposé qu’il s’agissait d’une décision réfléchie pour empêcher une partie de la population d’accéder aux livres – une considération pas tirée par les cheveux au regard de la ferveur anti-immigration de notre climat politique actuel.

C’est avec cette frustration que j’ai appelé Jane Schoen, la directrice de la bibliothèque, et que je lui ai expliqué que leurs modalités d’inscription étaient discriminatoires. A ma grande surprise, elle m’a dit qu’elle n’avait jamais pensé au fait que cela créerait une barrière pour les personnes sans-papiers. J’ai demandé à Schoen de reconsidérer leur politique, et lorsque j’ai repris contact le mois suivant, j’ai appris que le conseil d’administration avait remplacé la pièce d’identité officielle par une simple preuve d’identité. Lorsque j’ai demandé à Schoen pourquoi la bibliothèque avait accepté de changer le règlement intérieur, elle a simplement répondu : “parce que tu nous l’as fait remarquer, et que ça avait du sens.”

Mes livres traitent énormément des obstacles rencontrés par les personnes immigrées sans-papiers. Savoir qu’elles pourraient ne pas y avoir accès me gêne au plus haut point. Toutes les personnes américaines, indépendamment de leur situation administrative, ont le droit d’avoir accès à la connaissance. Tout le monde a besoin d’avoir accès aux livres. Ça n’a pas toujours été vrai dans l’histoire, mais faisons en sorte que ce soit le cas désormais.

Si je suis invitée pour intervenir ou lire dans une bibliothèque publique, je vérifierai d’abord leur règlement intérieur. J’encourage les autres auteures et auteurs à faire de même. J’espère que toutes les bibliothèques auront autant de bon sens et de réactivité que la bibliothèque publique de Cicero en a eu.

Il est difficile de rester optimiste en suivant l’actualité en ce moment. Et pourtant les personnes et les lieux peuvent changer lorsqu’ils sont mis au défi. Ce n’est pas toujours aussi simple, mais parfois les personnes n’ont simplement pas conscience qu’elles excluent ceux et celles qui sont différents d’elles. Parfois, tout ce qu’il y a à faire est de demander. Et quand ça marche ? C’est tout simplement incroyable.

Traduction par Hélène Legendre et Thomas Colombéra

Une nouvelle carte pour signaler les centres de ressources sur le genre

La commission Légothèque propose depuis 2013 une carte en ligne afin de géolocaliser les centres de ressources sur le genre. En cette fin d’année, il était temps de lui offrir un relooking !

Avec le soutien de l’AbF, nous avons adopté un nouvel outil qui nous permet toujours de poursuivre sa mission de signalement des centres de ressource sur le genre. Nouveauté, cette carte est ouverte à votre participation : vous pouvez nous aider à signaler des bibliothèques ou centre de ressources.

Pour y accéder, suivez le lien :

http://www.abf.asso.fr/pages/carte_lego/carte_bib_genre.php