Une bibliothèque au Point éphémère

Cet été, le Point éphémère, un lieu emblématique de Paris, a accueilli une bibliothèque LGBT+. Retour sur le projet avec sa créatrice, Albane Linyer.

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Le Point éphémère (crédits : Office de tourisme Paris)

Emergence du projet

Albane n’est pas du tout bibliothécaire, elle est auteure et scénariste. Et elle aime les livres, mais elle constate régulièrement que la littérature LGBT+ est peu présente dans les lieux du livre que sont les librairies ou les bibliothèques, en dehors des lieux identifiés LGBT+.

Créer une bibliothèque LGBT+, la Bibliothequeer, avait pour objectifs de faire du tri dans sa propre bibliothèque, partager des lectures qui l’avaient marquée et surtout, proposer un lieu où trouver de la littérature LGBT+.

« Il y a un côté ouverture de cette culture au monde ; l’envie de sensibiliser et d’ouvrir en la posant dans un espace public. L’autre idée est bien sûr de donner aux LGBT+ leur littérature à disposition, parce que ce n’est pas toujours évident de trouver des livres qui nous ressemblent, ou qui répondent à nos questions. » Cette citation d’Albane résume tout à fait le projet.

Une première base de livres était déjà prête, il fallait donc l’enrichir pour pouvoir proposer un nombre de titres suffisant en termes de genres de livres, d’histoires, de représentations. Pour cela, Albane a fait appel à des partenaires tels que la libraire Violette & co, les éditions Des ailes pour un tracteur, des auteur-es… et a lancé une campagne de financement participatif sur le site Ulule ! Cette campagne, qui s’est terminée par un succès, a pu permettre d’acquérir un grand nombre de livres et construire la bibliothèque qui allait s’installer une dizaine de jours au Point éphémère.

La bibliothequeer : une bibliothèque pour tous et toutes

Du 1er au 13 juillet, la Bibliothequeer a posé ses palettes colorées au Point Ephémère. Ce lieu emblématique de la vie parisienne propose toute l’année des rendez-vous réguliers, entre concerts, projections, bar, expositions, rendez-vous artistiques, festivals, résidences d’artistes… et ne s’arrête pas pendant l’été ! Situé en bordure du canal St-Martin, le Point Ephémère fait les beaux jours (et nuits) de ses usagers et usagères.
Le premier jour, la Bibliothequeer s’est installée à l’intérieur du lieu, ce qui, en ce début juillet, n’a pas été opportun en termes de lectorat. Tout de suite, l’équipe a décidé de déménager sur la terrasse, et cette nouvelle localisation a permis de lancer la machine ! Des livres étaient proposés lors des temps d’ouverture du lieu et jusqu’en début de soirée.
La Bibliothequeer a été un succès pendant toute son ouverture : la plupart du temps, les personnes qui fréquentaient la terrasse du Point Ephémère avaient toutes un livre de la Bibliothequeer en main ! Albane nous a rapporté qu’il n’y a eu aucune réaction négative quant à présence des livres. Les personnes présentes sur le lieu se sont laissées tenter par les propositions éclectiques de lectures et ont eu l’air, à chaque livre consulté, de passer un bon moment. Le libre-service a permis aussi aux per-sonnes de prendre leur temps pour sélectionner leur lecture et de profiter de l’installation de la terrasse. Il y a eu un certain nombre de remerciements et de félicitations, et une belle fréquentation sur toute la durée de la mise à disposition des livres.
En plus des livres, l’équipe de la Bibliothequeer a pu proposer deux événements avec une DJette, Agnès Aokky, pour l’ouverture le dimanche ; et une projection de courts-métrages et de séries à l’intérieur du Point Ephémère.

Et maintenant ?

La Bibliothequeer première édition a fermé ses portes le 13 juillet, mais ce n’est que le début d’une aventure ! L’équipe autour du projet continue à acheter des livres pour enrichir les rayonnages et cherche d’autres lieux pour s’implanter ! Pour suivre la Bibliothequeer, découvrir d’autres photos et les encourager, rendez-vous sur Instagram et sur Facebook ! Le succès de la Bibliothequeer a pu rendre visible des auteur-es de littérature LGBT+ sur un lieu aux propositions culturelles variées. Cette bibliothèque inclusive, ouverte à tous et toutes, a montré le rôle important de la lecture dans la construction de soi, une thématique que la commission Légothèque aborde toute l’année dans ses travaux.

Cet article de Sophie Agié a été initialement publié dans la rubrique Bibliothèques et inclusion de la revue Bibliothèque(s) de l’ABF.

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Rencontre avec la responsable du fonds Aspasie

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir un centre de ressources sur le genre, référencé sur notre carte en ligne disponible en cliquant ici. Merci à Véronique Reynard* d’avoir répondu à nos questions.

Légothèque : Bonjour, vous êtes responsable du fonds Aspasie et je vous remercie d’accepter de répondre à quelques questions.  Quel est l’historique du fonds Aspasie ?

Véronique Reynard : Le fonds Aspasie a été constitué dans le cadre d’une convention interministérielle sur l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, en 2000.
Il est ouvert au public depuis 2001.
Le nom du fonds a été choisi en hommage à Aspasie, une intellectuelle grecque, compagne de Périclès, vivant au Vème siècle avant JC. Elle créa une école de rhétorique et de philosophie pour les femmes.
Initialement constitué grâce à des subventions de la Direction de l’enseignement supérieur et du Fonds social Européen sur 3 ans, il est maintenant financé par l’ESPE, composante de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Physiquement, le fonds est localisé dans la BU Education Lyon Croix-Rousse et sous la responsabilité d’une responsable documentaire qui travaille en collaboration étroite avec les enseignant.e.s concerné.e.s par ces questions.
Le fonds Aspasie est constitué d’environ 6000 documents, auquel s’ajoutent les revues de niveau grand public au niveau recherche.


L : Quelle est sa mission ? 

Le fonds Aspasie rassemble des ressources documentaires autour de la question des femmes et du genre en Education. Cette documentation doit permettre aux étudiant.e.s, aux enseignant.e.s stagiaires et aux enseignant.e.s en poste de se former sur ces thématiques et notamment de porter l’égalité à l’école. Ce fonds, dont une partie est de niveau recherche, est aussi un appui pour les chercheur.se.s dans leurs travaux sur les questions du genre dans le contexte du système éducatif, la recherche permettant ensuite l’évolution et l’enrichissement de la formation des enseignant.e.s.


L : Quels services liés à ce fonds proposez-vous ?

Le fonds bénéficie des services mis à disposition du public des BU Lyon 1 : recherche à partir de l’outil de découverte Sherlock, renseignement en ligne, service de rendez-vous avec un.e bibliothécaire (accompagnement à la recherche documentaire dans le cadre des mémoires), service de prêt entre bibliothèques et localisation sur le Sudoc (catalogue du Système Universitaire de Documentation).


L : Quel est le cœur de votre activité : les collections ou les animations ?

L’enrichissement des collections est notre priorité mais la valorisation du fonds prend toute son importance pour un fonds spécialisé pour lequel la visibilité doit être nationale voire internationale. Certaines revues (comme la revue Nora – Nordic journal of feminist and gender research) et certains ouvrages sont peu ou pas du tout disponibles ailleurs dans le paysage documentaire universitaire. Le fonds est valorisé par des actions récurrentes comme les tables thématiques, les bibliographies, des articles sur le site web, et plus ponctuelles en accompagnement d’évènements et d’actions culturelles sur ces thématiques.
Des actions sont mises en place afin de valoriser la recherche sur le genre : un BARCamp Egalité et Diversité est organisé le jeudi 29 novembre, les doctorants présenteront en une dizaine de minutes leurs sujets de thèses sur des thématiques traitées par le fonds Aspasie : l’homophobie et le sexisme. Il sera diffusé sur Youtube.


L : Avez-vous une politique documentaire ? Laquelle ?

La politique d’acquisitions est menée en concertation avec les formateur.trice.s et enseignant.e.s chercheur.se.s spécialistes de ces thématiques, à l’instar de Muriel Salle, maîtresse de conférence à l’Université Lyon 1.
Le niveau du fonds est celui d’un fonds universitaire avec une part de documentation de niveau recherche. Les documents sont en majorité en langue française mais 20% des acquisitions concernent des langues étrangères. Le fonds comprend aussi une part de littérature pour la jeunesse, des albums non stéréotypés, des fictions et des documentaires permettant de traiter les questions de genre à l’école. Cela concerne 8% des acquisitions. Les axes de la politique documentaire sont adaptés à l’évolution sociétale des thématiques (questions de politique familiale par exemple) ainsi qu’à l’évolution des études sur le genre.


L : Quel système de classification utilisez-vous ? Convient-il à vos collections ou devez-vous l’adapter ? 

Nous utilisons la classification décimale Dewey pour une part importante du fonds, mais les fictions pour la jeunesse sont cotées avec des cotes locales plus adaptées à ce type de documentation.


L : Quel est votre public cible ? Quelle est votre fréquentation ? Essayez-vous d’élargir vos services à d’autres publics ? 

Notre public est majoritairement le public de l’Université Lyon 1.
Ce fonds est emprunté par des étudiant.e.s en Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation) de l’Université Lyon 1 ou d’autres universités (Lyon 2 et Lyon 3), des doctorants, des formateur.trice.s et des enseignant.e.s chercheur.se.s. Ce fonds intéresse aussi les enseignant.e.s stagiaires et titulaires du primaire et du secondaire, qui peuvent l’utiliser dans le cadre de la formation continue ou de leur travail quotidien dans les écoles.
Côté chiffres, ce fonds compte 1774 prêts en 2017 soit 2,3% des prêts de la BU Education de la Croix-Rousse.


L : Avez-vous des partenaires récurrents ? Quels types de partenariats mettez-vous en place avec ces partenaires ? 

Le personnel des BU Education travaille avec le personnel de l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education) de l’Académie de Lyon qui finance les acquisitions pour ce fonds, notamment avec le groupe GEM (Genre Education Mixité), une équipe d’enseignant.e.s chercheur.se.s investi.e.s sur ces questions. Nous travaillons ensemble à la fois pour l’élaboration de la politique documentaire : acquisitions et entretien du fonds et dans le cadre de la valorisation. Des présentations du fonds sont organisées lors des formations de l’ESPE.
Nous travaillons également avec la Mission Egalité-Diversité de l’Université Lyon 1, pour la valorisation du fonds et la diffusion de la recherche sur ces thématiques.

L : Votre bibliothèque fait-elle partie d’un réseau : bibliothèques universitaires, bibliothèques spécialisées…?

Les BU Education font partie du service commun de la documentation de l’Université Claude Bernard Lyon 1.


L : Où peut-on suivre vos activités en ligne (site web, réseaux sociaux ?)

Les activités des BU Lyon 1 sont valorisées sur le site web :
https://portaildoc.univ-lyon1.fr/

Mais aussi sur le Facebook et le compte twitter des BU Lyon 1 :
https://fr-fr.facebook.com/bibliotheque.universitaire.lyon1/

Les évènements comme les BARCamp et les conférences sont diffusés sur la playlist BU Lyon 1 sur la chaîne Youtube de l’Université.

L : Justement, quels sont vos projets pour 2018-2019 ?

La valorisation des collections est un des grands axes de travail pour les BU Lyon 1 pour l’année 2018-2019. Dans ce contexte, nous prévoyons d’améliorer la visibilité du fonds Aspasie par diverses actions :
Refonte de la page Aspasie sur le site web des BU Lyon 1 et création d’un visuel afin de renforcer l’identité de ce fonds
Elaboration de tables thématiques et de bibliographies à l’occasion d’évènements particuliers : Journée internationale des droits de la femme le 8 mars, Mondial de football féminin en juin- juillet 2019…
Création de signets Aspasie présentant le fonds, pour une diffusion dans l’ensemble des BU Lyon 1
Participation au blog de la Mission Egalité-Diversité : valorisation des nouveautés ou sélection de ressources autour d’une thématique
Candidature pour l’obtention du label CollEx : valorisation des collections d’excellence pour la recherche

En bonus : une référence sur Aspasie en cliquant ici.

Véronique Reynard* est Responsable de collections des BU Education, Service Commun de la Documentation
Université Claude Bernard Lyon 1
BU Education Lyon-Croix Rousse
5, rue Anselme
69317 Lyon Cedex 04

Le meilleur de notre veille #43

L’été et cette rentrée ont été riche en actualités, en voici une sélection.

En bibliothèque

De nombreuses bibliothèques mettent en place des actions que nous trouvons très intéressantes. Nous nous avions par exemple parlé de l’heure du conte par une drag queen et un drag king lors de la semaine LGBT de lutte contre les discriminations à la bibliothèque de Montreuil. Une journaliste du média Komitid y était, et nous raconte :

cliquez ici pour lire l’article

Autocensure

Les représentations LGBTQ+ continuent à poser problème dans les bibliothèques de nos pays occidentaux, on le voit particulièrement ces derniers temps aux Etats-Unis : ici, un-e directeur-trice de bibliothèques qui refusent les présentations sur ce thème suite à des plaintes (lire l’article en anglais en cliquant ici ).

Ce fait divers est l’occasion pour une Karen Jensen, bibliothécaire, de s’interroger : une table thématique sur ces questions est-elle vraiment souhaitable ? Ne vaut-il pas mieux prendre garde à représenter les LGBT dans toutes les présentations ? Si vous lisez l’anglais, nous vous recommandons la lecture de cet article en cliquant ici.

Discrimination sur le lieu de travail

Le Défenseur des droits a publié la onzième édition du baromètre sur La perception des discriminations dans l’emploi. On y apprend qu’une personne sur 4 dit avoir souffert de discrimination sur le lieu de travail. D’après les personnes interrogées, les cas qui se produisent le plus sont le racisme et les LGBTphobies. Le constat est encore plus sévère dans le public, davantage touché que le privé.

Cliquez-ci pour retrouver l’article de France Bleu sur le sujet.

On pourra trouver de l’espoir en regardant cette vidéo d’une conférence TED par Janet Stovall intitulée : Comment prendre au sérieux les questions de diversité et d’inclusion sur le lieu de travail ? Un vidéo en anglais disponible avec des sous-titres français en cliquant ici.

Ecriture non sexiste

L’écriture dite inclusive est un sujet qui continue à faire débat. Pour rappel, Légothèque a choisi de suivre des recommandations qui ont conduit l’ABF à signer la convention pour une écriture non sexiste, ce dont nous nous félicitons. Ailleurs, on voit que le sujet est aussi suivi avec intérêt et nous saluons l’article écrit sur le blog de Framasoft, réseau dédié à la promotion du « Libre » dont nous utilisons certains services. Découvrez-le en cliquant sur ce lien.

 

Légothèque au congrès de l’ABF

Comme chaque année depuis sa création, Légothèque sera présente au congrès de l’ABF qui se déroulera cette année du 7 au 9 juin à La Rochelle et dont le thème est « A quoi servent les bibliothèques ? »

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Affiche du congrès 2018 représentant un blender.

La commission Légothèque propose une table-ronde sur le thème du sexisme et du harcèlement en bibliothèque. En présence d’Olga Trostiansky, présidente du laboratoire de légalité et conseillère au CESE, et d’Isabelle de Souza, responsable de la commission, il s’agira de s’interroger sur les réponses que nous, bibliothécaires, pouvons apporter aux situations que nous rencontrons en bibliothèque. Cette table-ronde se déroulera le jeudi 7 juin à 16h45. Afin de préparer cette rencontre, découvrez nos recensions d’ouvrages de la collection Egale à égal du laboratoire de l’égalité..

Nous serons également présent-e-s pour présenter la commissions et nos actualités, l’occasion idéale de venir nous voir si vous souhaitez en savoir plus sur nos actions et, pourquoi pas, nous rejoindre. Cette rencontre aura lieu le vendredi 8 juin de 14h à 15h.

Retrouvez l’ensemble du programme sur le site de l’ABF en cliquant ici.

 

Le meilleur de notre veille #40

Ce mois-ci, dans le meilleur de notre veille, nous parlerons radio, prix littéraire et littérature jeunesse.

Interview pour Radio Campus Paris

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Légothèque a été invitée par Radio Campus Paris dans son émission La Matinale de 19h. Ce fut l’occasion de présenter la commission et ses activités. Vous pouvez écouter le podcast en cliquant ici.

Prix de la Porte Dorée 2018.

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Le prix littéraire de la Porte Dorée récompense un roman ou un récit écrit en français traitant du thème de l’exil. Ce prix est doté de 4 000 euros par l’association de soutien au Musée national de l’histoire de l’immigration. Cette année, c’est Mohamed Mbougar Sarr qui a reçu le prix pour son deuxième roman Silence du choeur.

Plus d’informations sur le lauréat de cette année en cliquant ici.

Littérature jeunesse

Nous en parlions justement dans l’interview donnée à Radio Campus Paris, l’édition jeunesse propose de plus en plus de diversité dans les nouvelles parutions.

Le blog Face de Citrouille propose désormais une newsletter mensuelle « Face de féministe ! Pour une littérature jeunesse engagée » antisexiste. Une initiative à suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, le blog Maeva danse propose une bibliographie de livres jeunesse aux héros et héroïnes noir-e-s ou métis-ses. Découvrez-la en cliquant ici.

 

Etats généraux de la bioéthique : quels livres sur le sujet ?

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Illustration des états généraux de la bioéthique

Alors que s’ouvrent cette année les états généraux de la bioéthique, il nous a semblé pertinent de proposer une sélection de documents sur des sujets qui y sont liés : l’homoparentalité, la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA). Ces ouvrages peuvent permettre d’ouvrir le débat et de poursuivre la réflexion sur ces sujets.

Sur l’homoparentalité

 

Irène Théry, Mariage de même sexe et filiation, 2013, éd. de l’EHESS

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couverture du livre

Cet ouvrage avait déjà été présenté à l’époque sur le blog de Légothèque. Il permet d’aborder les sujets du mariage pour les personnes de même sexe de façon claire, mais aussi, sujet qui nous intéresse plus particulièrement ici, celui de la filiation. Plus d’infos en lisant l’article qui en fait la recension :

Mariage de même sexe et filiation : une suggestion d’acquisition

Mona Greenbaum (dir.), Familles LGBT, le guide, éd. du remue-ménage, 2015, 30€

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couverture du livre

Ce guide de la parentalité LGBT permet une approche pratique des questions soulevées par les parentalités LGBT. Il s’agit d’une édition québécoise, mais elle apporte des informations intéressantes dans un contexte différent.

Site de l’éditeur

Sur la procréation médicalement assistée

Marie Docher, Alors je suis devenue une Indien d’Amérique…, Ixe, 2014, 14€

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couverture du livre

Comment vit-on l’homophobie lorsqu’on fait partie d’une famille LGBT ? En réaction aux mouvements de la « Manif pour tous », Marie Docher raconte, dans un récit illustré de photographies, son vécu de mère et l’effet que les protestations contre la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ont eu sur elle.

Site de l’éditeur

Jennifer Schwartz, Une histoire de famille, Robert Laffont, 2014, 16€

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couverture du livre

A partir du témoignage de sa vie personnelle, Jennifer Schwartz raconte son histoire et ce qui lui a permis de fonder une famille : elle a eu deux enfants par PMA et ce vécu lui permet de partager une réflexion sur ce qu’est faire famille aujourd’hui, sans craindre de partager les difficultés rencontrées sur son parcours.

Site de l’éditeur

Sur la gestation pour autrui

Catherine Mallaval et Mathieu Nocent, Mais qui est la mère ?, Les Arènes, 2017, 20€

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couverture du livre

Cet ouvrage présente, à travers les voix d’expert-e-s et de personnes concernées, les différents aspects de la GPA. Ce tour d’horizon mondial montre que les pratiques sont très différentes d’un pays à l’autre : on voyage donc au gré des expériences des un-e-s et des autres, écoutant les témoignages de parents d’intention, de femmes porteuses et d’enfants conçus par GPA. Des débats entre expert-e-s du domaine (médical, juridique, psy) permettent de poursuivre la réflexion au-delà des a priori que toute personne peut avoir sur un sujet aussi polémique.

Site de l’éditeur

Jean-Raphaël Hureau (dir.), La GPA pour tous ?, Des ailes sur un tracteur, 2018, 20€

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couverture du livre

Ces 25 tribunes offrent une entrée dans le débat approfondie. C’est l’occasion d’écouter des politiques, des médecins qui la pratiquent, des anthropologues, des parents, des religieux, etc., s’exprimer sur un sujet à travers toutes ses implications. Il s’agit à la fois d’ouvrir le débat et de faire entendre des voix que l’on entend moins sur le sujet.

Site de l’éditeur