Bibliothèques et genre : des initiatives en Argentine

Cet article a été écrit par Maria Patricia Prada, une bibliothécaire argentine que nous rencontrée il y a quelques mois et à qui nous avons proposé de partager son expérience sur notre blog.

La bibliothèque comme espace d’émancipation cherche à porter un discours égalitariste et antisexiste. Elle doit s’interroger sur les rapports entre information, culture et pouvoir, y compris la question du genre, pour y réfléchir en relation avec ses usagers, ses ressources et ses services. Les bibliothèques et les bibliothécaires ont un rôle important à jouer pour intégrer la perspective de genre au centre du débat social.
Cette approche nécessite des ressources indispensables : moyens humains et financiers, organisation et stratégie, méthodologie et fabrication d’outils, communication et  surtout, sensibilisation et formation d’une prise de conscience autour de ce débat de la part des bibliothécaires.

La Chaire Libre Bibliothéconomie Sociale (CaLiBiSo), créée en 2014 au sein de l’extension de la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Buenos Aires, se définit comme un dispositif de formation en coopération avec la communauté qu’elle sert, et s’engage à la recherche, la consultation et l’enseignement actif de ses membres, à travers l’échange d’expériences et le développement de projets basés à l’académie pour répondre aux intérêts de la communauté. La CaLiBiSo veut donner une dimension sociale aux expériences académiques afin de collaborer à la formation des professionnels occupant l’espace social bibliothèque pour qu’ils puissent faire face à tous les défis que les documents présentent pour les rendre plus accessibles, sociaux et inclusifs.
La section Information et genre met en relief le domaine de la perspective de genre parmi les bibliothécaires argentin.e.s. Un processus de formation à ce sujet se développera à partir de l’année 2020, en ce qui concerne l’information, les ressources et les services dans les bibliothèques en relation avec la formation des bibliothécaires et l’alphabétisation pour informer les usagers afin de réduire la transmission des stéréotypes de genre et permettre une modification des comportements. Ce projet veut rendre l’accès à la documentation et à l’information plus inclusif et égalitaire, et propose aussi le soutien de la recherche documentaire sur cette thématique.
Dans cette perspective, cette section a développé un observatoire de l’établissement de produits et services au sujet du genre liés aux bibliothèques argentines. On a vu apparaître différentes actions un peu partout, tant au niveau territorial que parmi les divers types de bibliothèques. Ces expériences ont commencé à se déployer petit à petit encouragées par le mouvement local et mondial de femmes actif ces dernières années.
Voici ci-dessous une brève énumération d’initiatives développées aux quatre points cardinaux de l’Argentine par ordre chronologique :

Un réseau de bibliothèques encourageant la perspective de genre a vu le jour en 2016 à Cordoba. Il est unique en son genre et l’un des rares existant à l’échelle internationale. Avec la nécessité de renforcer et d’encourager la lecture de documents liés aux questions de genre, le réseau constitue un espace de promotion et d’action socio-culturelle. Il parvient à générer l’échange d’informations, à articuler les efforts de solidarité et à faciliter les processus d’apprentissage relatifs au sujet proposé. Le réseau propose de la littérature d’auteurs argentins et latino-américains, des histoires, des romans, de la poésie, de la théorie féministe, des législations nationales et internationales, ainsi que du matériel traitant de questions telles que la violence de genre, la traite des femmes, les inégalités.
En juin 2017, on a présenté une exposition bibliographique de collections de magazines et de livres liés à la perspective de genre et aux théories féministes disponibles à la bibliothèque centrale Arturo A. Roig de l’Universidad Nacional de Cuyo et à la bibliothèque et au centre de documentation Mauricio López de l’Asociación ecuménica de Cuyo, dans le hall de la Bibliothèque centrale Dr. Arturo A. Roig. Cette exposition avait pour but de valoriser cette partie des collections bibliographiques, afin que la communauté universitaire et le grand public puissent la consulter et en bénéficier dans leur travail.
En décembre 2017, la bibliothèque populaire Thay Morgenstern, située à Misiones, a proposé de sensibiliser des jeunes au problème de la violence de genre. Ce programme, qui a consisté en une installation thématique, des autocollants, des ateliers divers et la diffusion de bibliographies sur la perspective de genre chez les usagers de la bibliothèque, a été diffusé par le biais d’un réseau de radios scolaires.
En 2018, dans le cadre de l’atelier de Service Communautaire des études en bibliothéconomie de l’Université catholique de Santiago del Estero, à San Salvador de Jujuy, on a préparé le Dispositif d’information pour l’enseignement de la prévention contre la violence de genre (PVG), avec comme objectifs principaux de faire connaître la réalité du problème dans la communauté de la province de Jujuy les dernières années, et de concevoir un programme d’information à travers les professionnels des différentes unités d’information et bibliothèques de Jujuy.
En mars 2019, on a fait l’atelier Bibliothèques avec perspective de genre pour cibler les familles, la parentalité et le métier de parent. La Facultad de Humanidades de l’ Universidad Nacional de Mar del Plata, avec la participation du Departamento de Ciencia de la Información et de la Secretaría de Extensión, a proposé cette formation et avait déjà organisé une conférence sur le sujet en 2018.
En décembre 2019, on a organisé la Bibliothèque de genre, pour mettre en relief la bibliographie sur ce sujet disponible dans les Bibliothèques du Poder Judicial de Chubut.

On peut dire que ces initiatives sont développées tant au niveau académique pour le personnel des bibliothèques qu’autour du service aux usagers des bibliothèques. On espère que ces actions vont se multiplier à l’avenir, pour que les bibliothèques accomplissent leur rôle social envers la formation citoyenne.
Meneses Tello (2005) signale que les bibliothèques, en tant que facteurs culturels importants pour la transformation de la société traditionnelle en une nouvelle société, animent le changement social. Selon Thompson (1974), le pouvoir de la bibliothèque réside fondamentalement dans ses fonctions de dépôt et tutelle, mais en même temps elles ont été impliquées depuis toujours dans les besoins de diverse nature de la société sur le plan social, politique, économique et culturel.
Le genre constitue une prisme pertinent pour les bibliothèques pour sensibiliser le public au sujet, penser le choix documentaire et les services, et y inclure aussi la production d’informations et connaissances, comme Salanouve (2016) propose.

Bibliographie
Meneses Tello, F. (2005). Bibliotecas y sociedad : reflexiones desde una perspectiva sociológica. En: Revista Interamericana de Bibliotecología, 28 (2). Consultée le 24 janvier 2020 à http://www.scielo.org.co/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0120-09762005000200005&lng=en&tlng=es.

Salanouve, F. (2016). Les bibliothèques en France ont-elles un Genre ? L’indispensable conversion du regard vers le Genre. Revue de l’Enssib, (3). Consultée le 24 janvier 2020 à https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/66162-les-bibliotheques-en-france-ont-ellesun-genre.pdf

Thompson, J. (1974). Library power : a new philosophy of librarianship. London: Clive Bingley, pp. 7 y 9.

 

Interview de bénévoles de la bibliothèque du Centre LGBTQI+ Paris

Légothèque : Bonjour, vous êtes bénévoles à la bibliothèque du Centre LGBTQI+ Paris-ÎdF et je vous remercie d’accepter de répondre à quelques questions.

Quel est l’historique de la bibliothèque ?

Centre LGBTQI+ Paris-ÎdF (Louise et Jean Marc) : Dès la création d’un Centre parisien destiné à accueillir les personnes en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre, vivant à Paris ou en Île de France, ou de passage, se pose la question d’un Centre de documentation.
Ce dernier est fondé en décembre 1983 dans ledit Centre, alors appelé L’escargot .
Quand, en 1989, la Maison des Homosexualités (MH) ouvre ses portes, un espace est également dédié à la documentation.
En 1993, le Centre Gai et Lesbien (CGL) déménage au 3, rue Keller, et, un an plus tard, la bibliothèque y trouve sa place. Finalement, le Centre LGBTQI+ Paris-ÎdF s’installe au 63 rue Beaubourg en 2008 : il inclut la bibliothèque actuelle, rebaptisée Jean Le Bitoux en 2010, peu après le décès du cofondateur du périodique Gai Pied.
Cette salle, au premier étage du Centre, est polyvalente et accueille des réunions des associations adhérentes en dehors des horaires d’ouverture de la bibliothèque. Nos problématiques actuelles sont ainsi centrées sur l’espace de rangement des documents et d’accueil des usagères / usagers, la mise à disposition des ouvrages (lors des permanences de la bibliothèque), et leur temps de traitement et de rangement (quasiment exclusivement pendant les permanences).

L : Quelle est sa mission ?
C : À la bibliothèque Jean Le Bitoux, nous conservons des ouvrages (romans, bandes dessinées et documentaires), DVD et périodiques à thème LGBTQI+ ou d’auteurs.trices du milieu LGBTQI+. Nous avons vocation à être un lieu-ressource de recherches et de loisirs dans le domaine LGBTQI+. [Consultez le catalogue ICI]

L : Quels services liés à ces collections proposez-vous ?
C : Nous proposons plus de 10000 ouvrages en consultation et en prêt durant les heures d’ouverture, à savoir deux heures par jour du lundi au samedi, jeudi exclu.
Nous recevons les dons de particuliers, d’auteurs.trice.s et de maisons d’édition, nous les cataloguons et les équipons pour le prêt.
Nos doublons sont vendus à petits prix sur place et peuvent être donnés à d’autres associations et bibliothèques qui le désirent.
Nos périodiques en doublon sont, eux, offerts aux lectrices.lecteurs intéressé.e.s.
Dans la mesure du possible, nous essayons également de soutenir les activités du Centre, qui sollicite parfois notre aide pour enrichir les projets culturels élaborés par notre Pôle culture.

L : Quel est le cœur de votre activité : les collections ou les animations ?
C : Les collections, quasi exclusivement. Nous avons à cœur d’accueillir les lecteur.trices, de les conseiller et de les orienter au mieux dans leurs recherches.
Un club de lecture, et un club d’écriture ont également repris il y a peu.

L : Avez-vous une politique documentaire ? Laquelle ?
C : Nous ne conservons que des ouvrages à thématique LGBTQI+ ou bien d’auteurs.trices LGBTQI+. Nous essayons d’être exhaustives.exhaustifs en ce qui concerne notre fonds de périodiques (Gai Pied, Têtu, Lesbia…).
Notre principal défi en ce moment est de réussir à équilibrer nos collections entre les ouvrages L, G, B, T et I.

L : Quel système de classification utilisez-vous ? Convient-il à vos collections ou devez-vous l’adapter ?
C : Nous avons 9 sections : Bibliographies et Généralités, Sciences Humaines, DVD, Arts, BD, Littérature de fiction, Psychologie et Santé, Périodiques, et enfin Littérature Grise. Ces sections sont différenciées spatialement dans la bibliothèque et signalisées par un code couleur (rouge pour la fiction, bleu pour les sciences humaines…).
Les livres et les albums sont rangés par ordre alphabétique d’auteur.trice.s, et les DVD par ordre alphabétique de titre. Au sein des DVD, une sous-classification distingue les Courts-métrages, Documentaires, Séries, et Fictions.
Nous rencontrons peu de problèmes de classification (un périodique sous forme de bande-dessinée ira, selon sa taille, soit en BD soit avec les revues).
Notre SIGB est le logiciel libre PMB qui convient à nos besoins.

L : Quel est votre public cible ? Quelle est votre fréquentation ? Essayez-vous d’élargir vos services à d’autres publics ?
C : Notre public cible regroupe les personnes désirant consulter et emprunter des ouvrages LGBTQI+, pour le loisir et les recherches.
En 2018, nous avons eu 983 visiteurs, dont 459 pour les prêts.
Nous essayons pour le moment de faire connaître la bibliothèque à l’ensemble des personnes visitant le Centre.
Par ailleurs, nous recevons depuis quelques années de plus en plus d’étudiant.e.s, d’universités françaises, européennes et d’Amérique du Nord, en master et en thèse, venu.e.s numériser, photographier ou consulter notre très riche fonds documentaire : c’est sans doute le signe que notre bibliothèque commence à être répertoriée par les universités.

L : Avez-vous des partenaires récurrents ? Quels types de partenariats mettez-vous en place avec ces partenaires ?
C : Avec L’Académie gaie et lesbienne, nous avons des échanges d’ouvrages et des dons d’archives.
Avec la Bibliothèque LGBTQI de Lyon, ce sont des dons d’ouvrages ainsi qu’avec L’association Lire c’est vivre qui a pour objet le développement de la lecture en milieu carcéral, selon différents modes d’actions.

L : Votre bibliothèque fait-elle partie d’un réseau : bibliothèques universitaires, bibliothèques spécialisées…?
C : Non, car nous sommes une bibliothèque associative, principalement liée au Centre LGBTQI+ Paris-ÎdF.
Néanmoins, nous avons des contacts occasionnels avec les bibliothèques LGBT+ des autres villes de France.

L : Où peut-on suivre vos activités en ligne (site web, réseaux sociaux) ?
C : Sur le site web : centrelgbtparis.org/bibliotheque et les informations concernant les actualités de la bibliothèque sont relayées via les réseaux sociaux du Centre (Facebook, Instagram et Twitter).

L : Justement, quels sont vos projets pour 2019-2020 ?
C : En priorité, nous voulons continuer à assurer les permanences d’ouverture, tenues par une dizaine de personnes, exclusivement bénévoles.
Depuis septembre, nous avons organisé une vente de nos doublons à petits prix et nous étions present.e.s au Salon du Livre Gay, également pour y vendre nos doublons et faire connaître notre bibliothèque.
Au Centre, nous avons ouvert nos portes en dehors des horaires de permanence pour faire découvrir la bibliothèque à un groupe de femmes qui n’avaient pas eu l’occasion de s’y rendre dans le cadre de leurs activités au sein du Centre.
Notre principal objectif, cette année, est de trouver un moyen de valoriser nos doublons mis en vente. Dans cette optique, nous avons récemment fait l’acquisition d’une vitrine afin que ces derniers soient exposés et facilement consultables par les visiteurs sans notre aide.
Nous mettons également à jour notre flyer et notre page internet afin que le catalogue et la liste des doublons soient plus visibles, et établissons un travail d’inventaire et de vérification de cotes.

Rencontre avec la responsable du fonds Aspasie

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir un centre de ressources sur le genre, référencé sur notre carte en ligne disponible en cliquant ici. Merci à Véronique Reynard* d’avoir répondu à nos questions.

Légothèque : Bonjour, vous êtes responsable du fonds Aspasie et je vous remercie d’accepter de répondre à quelques questions.  Quel est l’historique du fonds Aspasie ?

Véronique Reynard : Le fonds Aspasie a été constitué dans le cadre d’une convention interministérielle sur l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, en 2000.
Il est ouvert au public depuis 2001.
Le nom du fonds a été choisi en hommage à Aspasie, une intellectuelle grecque, compagne de Périclès, vivant au Vème siècle avant JC. Elle créa une école de rhétorique et de philosophie pour les femmes.
Initialement constitué grâce à des subventions de la Direction de l’enseignement supérieur et du Fonds social Européen sur 3 ans, il est maintenant financé par l’ESPE, composante de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Physiquement, le fonds est localisé dans la BU Education Lyon Croix-Rousse et sous la responsabilité d’une responsable documentaire qui travaille en collaboration étroite avec les enseignant.e.s concerné.e.s par ces questions.
Le fonds Aspasie est constitué d’environ 6000 documents, auquel s’ajoutent les revues de niveau grand public au niveau recherche.


L : Quelle est sa mission ? 

Le fonds Aspasie rassemble des ressources documentaires autour de la question des femmes et du genre en Education. Cette documentation doit permettre aux étudiant.e.s, aux enseignant.e.s stagiaires et aux enseignant.e.s en poste de se former sur ces thématiques et notamment de porter l’égalité à l’école. Ce fonds, dont une partie est de niveau recherche, est aussi un appui pour les chercheur.se.s dans leurs travaux sur les questions du genre dans le contexte du système éducatif, la recherche permettant ensuite l’évolution et l’enrichissement de la formation des enseignant.e.s.


L : Quels services liés à ce fonds proposez-vous ?

Le fonds bénéficie des services mis à disposition du public des BU Lyon 1 : recherche à partir de l’outil de découverte Sherlock, renseignement en ligne, service de rendez-vous avec un.e bibliothécaire (accompagnement à la recherche documentaire dans le cadre des mémoires), service de prêt entre bibliothèques et localisation sur le Sudoc (catalogue du Système Universitaire de Documentation).


L : Quel est le cœur de votre activité : les collections ou les animations ?

L’enrichissement des collections est notre priorité mais la valorisation du fonds prend toute son importance pour un fonds spécialisé pour lequel la visibilité doit être nationale voire internationale. Certaines revues (comme la revue Nora – Nordic journal of feminist and gender research) et certains ouvrages sont peu ou pas du tout disponibles ailleurs dans le paysage documentaire universitaire. Le fonds est valorisé par des actions récurrentes comme les tables thématiques, les bibliographies, des articles sur le site web, et plus ponctuelles en accompagnement d’évènements et d’actions culturelles sur ces thématiques.
Des actions sont mises en place afin de valoriser la recherche sur le genre : un BARCamp Egalité et Diversité est organisé le jeudi 29 novembre, les doctorants présenteront en une dizaine de minutes leurs sujets de thèses sur des thématiques traitées par le fonds Aspasie : l’homophobie et le sexisme. Il sera diffusé sur Youtube.


L : Avez-vous une politique documentaire ? Laquelle ?

La politique d’acquisitions est menée en concertation avec les formateur.trice.s et enseignant.e.s chercheur.se.s spécialistes de ces thématiques, à l’instar de Muriel Salle, maîtresse de conférence à l’Université Lyon 1.
Le niveau du fonds est celui d’un fonds universitaire avec une part de documentation de niveau recherche. Les documents sont en majorité en langue française mais 20% des acquisitions concernent des langues étrangères. Le fonds comprend aussi une part de littérature pour la jeunesse, des albums non stéréotypés, des fictions et des documentaires permettant de traiter les questions de genre à l’école. Cela concerne 8% des acquisitions. Les axes de la politique documentaire sont adaptés à l’évolution sociétale des thématiques (questions de politique familiale par exemple) ainsi qu’à l’évolution des études sur le genre.


L : Quel système de classification utilisez-vous ? Convient-il à vos collections ou devez-vous l’adapter ? 

Nous utilisons la classification décimale Dewey pour une part importante du fonds, mais les fictions pour la jeunesse sont cotées avec des cotes locales plus adaptées à ce type de documentation.


L : Quel est votre public cible ? Quelle est votre fréquentation ? Essayez-vous d’élargir vos services à d’autres publics ? 

Notre public est majoritairement le public de l’Université Lyon 1.
Ce fonds est emprunté par des étudiant.e.s en Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation) de l’Université Lyon 1 ou d’autres universités (Lyon 2 et Lyon 3), des doctorants, des formateur.trice.s et des enseignant.e.s chercheur.se.s. Ce fonds intéresse aussi les enseignant.e.s stagiaires et titulaires du primaire et du secondaire, qui peuvent l’utiliser dans le cadre de la formation continue ou de leur travail quotidien dans les écoles.
Côté chiffres, ce fonds compte 1774 prêts en 2017 soit 2,3% des prêts de la BU Education de la Croix-Rousse.


L : Avez-vous des partenaires récurrents ? Quels types de partenariats mettez-vous en place avec ces partenaires ? 

Le personnel des BU Education travaille avec le personnel de l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education) de l’Académie de Lyon qui finance les acquisitions pour ce fonds, notamment avec le groupe GEM (Genre Education Mixité), une équipe d’enseignant.e.s chercheur.se.s investi.e.s sur ces questions. Nous travaillons ensemble à la fois pour l’élaboration de la politique documentaire : acquisitions et entretien du fonds et dans le cadre de la valorisation. Des présentations du fonds sont organisées lors des formations de l’ESPE.
Nous travaillons également avec la Mission Egalité-Diversité de l’Université Lyon 1, pour la valorisation du fonds et la diffusion de la recherche sur ces thématiques.

L : Votre bibliothèque fait-elle partie d’un réseau : bibliothèques universitaires, bibliothèques spécialisées…?

Les BU Education font partie du service commun de la documentation de l’Université Claude Bernard Lyon 1.


L : Où peut-on suivre vos activités en ligne (site web, réseaux sociaux ?)

Les activités des BU Lyon 1 sont valorisées sur le site web :
https://portaildoc.univ-lyon1.fr/

Mais aussi sur le Facebook et le compte twitter des BU Lyon 1 :
https://fr-fr.facebook.com/bibliotheque.universitaire.lyon1/

Les évènements comme les BARCamp et les conférences sont diffusés sur la playlist BU Lyon 1 sur la chaîne Youtube de l’Université.

L : Justement, quels sont vos projets pour 2018-2019 ?

La valorisation des collections est un des grands axes de travail pour les BU Lyon 1 pour l’année 2018-2019. Dans ce contexte, nous prévoyons d’améliorer la visibilité du fonds Aspasie par diverses actions :
Refonte de la page Aspasie sur le site web des BU Lyon 1 et création d’un visuel afin de renforcer l’identité de ce fonds
Elaboration de tables thématiques et de bibliographies à l’occasion d’évènements particuliers : Journée internationale des droits de la femme le 8 mars, Mondial de football féminin en juin- juillet 2019…
Création de signets Aspasie présentant le fonds, pour une diffusion dans l’ensemble des BU Lyon 1
Participation au blog de la Mission Egalité-Diversité : valorisation des nouveautés ou sélection de ressources autour d’une thématique
Candidature pour l’obtention du label CollEx : valorisation des collections d’excellence pour la recherche

En bonus : une référence sur Aspasie en cliquant ici.

Véronique Reynard* est Responsable de collections des BU Education, Service Commun de la Documentation
Université Claude Bernard Lyon 1
BU Education Lyon-Croix Rousse
5, rue Anselme
69317 Lyon Cedex 04

Un livre numérique pour recueillir des comptines du monde entier dans les bibliothèques de Sevran

Le livre numérique« e-comptines de Sevran et d’ailleurs »

Les bibliothèques de Sevran s’emparent des outils numériques avec « e-comptines de Sevran et d’ailleurs », un e-book enrichi de son et vidéo rassemblant seize comptines à lire, entendre et voir. Il résulte d’un projet participatif innovant pour la transmission d’un patrimoine culturel universel.

Ce livre numérique enrichi aux multiples fonctionnalités permet de partager de manière ludique et technologique des comptines du monde entier ; découvrir des comptines des quatre coins du monde dans leur version originale, d’en comprendre la signification et de les réinterpréter sans même en connaître la langue d’origine ; de faire l’apprentissage du langage gestuel qui accompagne les comptines via des séquences vidéos.

Le projet a bénéficié du soutien du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, dela DRAC Ile-de-France et du ministère de la Ville,de la Jeunesse et des Sports. Lire la suite

Trois questions à Chrystel Grosso, centre de documentation du Planning Familial

Nous vous avions exposé sur ce blog en février les activités du centre de documentation du Défenseur des droits à travers trois questions posées à son responsable, Guillaume Adréani. Nous poursuivons cette série de découverte des services documentaires qui interviennent dans les champs d’intérêt de la commission Légothèque avec celui du Planning Familial.

IMG_9752

Est-il bien nécessaire de présenter cette institution, tant son influence sur le mouvement féministe et l’évolution du statut des femmes en France est importante depuis plus de soixante ans ?  Lire la suite

Trois questions à Guillaume Adréani, centre de documentation du Défenseur des droits

Respect des droits et libertés, promotion de l’égalité : ces valeurs si importantes au regard de la vie des citoyens sont portées par Défenseur des droits ; elles sont aussi au cœur des actions de Légothèque pour le pluralisme des collections en bibliothèque. Nous avons donc souhaité présenter les activités du Défenseur des droits à travers les services offerts par son centre de documentation.

Défenseur_des_droits_-_logo

Cette autorité indépendante, dirigée par Jacques Toubon, intervient dans les domaines de la lutte contre les discriminations, de la sauvegarde des droits de l’enfant, de la défense des usagers des services publics et du respect de la déontologie de la sécurité. Lire la suite