Retour sur un an de club de lecture féministe

La bibliothèque Claude Lévi-Strauss (Paris 19e) propose depuis un an, un groupe de discussion autour des questions féministes, pour valoriser le fonds spécialisé « Féminisme·s ». Nous vous proposons un retour sur cette première année.

Ce que nous avons essayé et qui n’a pas fonctionné (pour nous)

Fréquence : Nous avons d’abord essayé une rencontre bimestrielle. La liste d’attente s’est faite trop longue et les discussions trop espacées. Le choix d’un rendez-vous mensuel s’est rapidement imposé.

Déroulé : L’animatrice intervenait très peu dans les premières séances. Il a donc été décidé de laisser les échanges se faire. Finalement, les personnes motrices n’étant plus présentes, la prise de parole se faisait lentement, beaucoup de temps  mort et des discussions qui n’allaient pas très en profondeur. Nous avons donc décidé de changer notre mode de fonctionnement : l’animatrice dirige plus la séance, pose plus de questions, oriente le débat et introduit la thématique. Cette méthode donne lieu à des discussions beaucoup plus étoffées, resserrées sur le sujet, et à une parole qui circule plus. En fin de séance, nous proposons un point actualité, qui vient répondre à une envie de plusieurs participant·e·s de se renseigner sur l’actualité des féminismes.

Bibliographie : Nous avons commencé comme un club de lecture plus traditionnel, avec quelques indications bibliographiques (uniquement des essais et des podcast, émissions). Finalement, une plus grande densité de la bibliographie permet à plus de monde de s’y retrouver.

Publics : Le public de la bibliothèque Claude Lévi-Strauss (19e arrdt de Paris) est divers : mélange entre quartier populaire, population en voie de paupérisation et en moindre mesure, un public plus aisé. Les participant·e·s aux Agiteuses, sont essentiellement des femmes, blanches, CSP+ et déjà sensibilisées au sujet. Le terme « féministe » et la modalité « club de lecture » sont rédhibitoires pour certains publics. Le choix des mots dans la présentation de l’action est particulièrement important. Nous allons donc proposer d’autres façon d’animer ces discussions et d’en faire la communication. En parallèle, nous travaillons avec des partenaires du territoire.

Ce qui a marché pour préparer nos séances pour un public motivé

  1. Déterminer la thématique

Au vu du travail que demande la préparation d’une séance, il est difficile de proposer un choix aux participant·e·s. Nous avons essayé : la quantité de travail est trop importante et l’imposition d’un thème pour la séance suivante n’a pour le moment posé aucun problème. Il est difficile de lancer des premiers sujets sans connaître les attentes et les niveaux de connaissance des participant·e·s. Nous avons finalement proposé un cycle sur trois séances, ce qui a permis d’avoir des éléments communs, un vocabulaire commun et cela permet de créer une dynamique de groupe beaucoup plus intéressante.

2. Constituer la bibliographie

Pour proposer des contenus accessibles au plus grand nombre, nous avons proposé différentes sortes de documents :

  1. Des essais, des analyses, de la théorie
  2. Des fictions, de la poésie, du théâtre, des BD, des mangas, des comics
  3. Des podcasts, des émissions et des articles, des séries, des films accessibles en entier gratuitement en ligne

Nous ne proposons pas uniquement des ouvrages disponibles dans l’établissement, mais aussi dans d’autres bibliothèques du réseau.

3. Construire la séance

Pour construire la séance, nous utilisons les ressources en ligne et les ouvrages présents en bibliothèque. Nous n’avons pas hésité à aller chercher des infos pointues (par exemple, les revues universitaires, les publications en archives ouvertes et les carnets hypothèses sont des ressources intéressantes) pour pouvoir expliquer sans simplifier.

Nous avons construit les séances comme de grandes définitions, sans aller trop dans le détail, trop dans l’énumération de dates ou d’autrices. Les éléments et les réflexions plus précises étaient apportées par les participant·e·s. Nous avons toujours essayé d’illustrer avec un ou deux exemples, sans trop noyer les explications.

Il nous semble important de rappeler, que tous les termes peuvent poser problème. Si vous ne les définissez pas, cela peut être l’occasion pour les participant·e·s de s’entraider, mais il ne faut pas laisser un mot, concept sans explication. Nous avons découpé les séances en parties : permettant de recentrer les discussions sur les sujets, d’éviter que le·a bibliothécaire ne parle trop. Nous posons 3 questions minimum à la fin de chaque partie, pour lancer le débat.

4. Pour la suite

Ces modalités ont très bien fonctionné durant l’année. Cependant, l’absence criante d’une grande partie des publics de notre territoire nous pousse à reconsidérer notre façon de faire.

Avec le travail mené par le groupe de notre bibliothèque consacré aux questions féministes, nous constituons des partenariats avec des structures de notre territoire (CAF, Point d’Accueil et d’Écoute Jeune, ESAT etc). Nous travaillons avec ces équipes pour proposer des actions dans leurs établissements. C’est dans cette continuité, que nous souhaitons ouvrir les Agiteuses.
Cet été sera consacré à la préparation des rendez-vous de la rentrée, notamment avec les outils de l’éducation populaire (world café, porteuse de parole, petite-histoire grande-histoire, etc).

Haskell, la bibliothèque par delà la frontière

Pour finir l’année, on vous propose un billet un peu plus léger : une évocation de la Haskell Free Library and Opera House !

Construite dans un bâtiment de style victorien , la bibliothèque a été délibérément construite entre les provinces canadienne de Québec et celle américaine du Vermont (et leurs villes respectives de Stanstead et Derby Line). Le site internet de l’établissement précise :

Photo de la bibliothèque Haskell

Fondée en 1901, la Haskell Free Library and Opera House répond aux besoins culturels de la communauté des deux côtés de la frontière canado-américaine, tant en anglais qu’en français, grâce à l’accès à l’information, au matériel de lecture, à une vaste gamme de services de bibliothèque et à des programmes ainsi que les arts visuels et du spectacle. En tant qu’édifice patrimonial et centre culturel, le Haskell joue un rôle essentiel dans l’enrichissement de la vie de ses membres et de la communauté.

Le bâtiment, finalement ouvert en 1904, est considéré comme un site historique par les gouvernements du Canada, des États-Unis et du Québec depuis les années 80. Et comme elle chevauche la frontière, la bibliothèque Haskell possède deux adresses différentes.

Au passage, il est précisé sur le site internet que :

Le personnel de la bibliothèque et les membres du conseil n’émettront aucun commentaire lié à la politique, à la sécurité frontalière ou à d’autres sujets de ce type qui ne sont pas directement associés aux activités quotidiennes de l’établissement. La bibliothèque et salle d’opéra Haskell est fière de la place unique qu’elle occupe dans l’histoire et la géographie de ses communautés. Elle souhaite maintenir des relations positives et harmonieuses avec les gouvernements et leurs agences des deux côtés de la frontière.

Don de la famille Stewart Haskell l’établissement avait pour objectif initial d’offrir aux communautés frontalières un centre d’apprentissage et d’enrichissement culturel. La salle d’opéra, située au second étage du bâtiment, avait aussi des fins pratiques. Selon les documents d’origine datant de 1908, elle devait « pour toujours être gérée et utilisée pour soutenir et entretenir » la bibliothèque située à l’étage inférieur.

D’un point de vue pratique, bien sûr, la bibliothèque d’Haskell ne dispose que d’une seule entrée, située du côté des États-Unis. Et si les canadiens peuvent accéder au bâtiment, ils doivent garer leur voiture du côté canadien et suivre la rue jusqu’à l’entrée. IL est quand même précisé que « Après avoir quitté le bâtiment, ils doivent retourner au Canada par le même chemin« . Il s’agit bien sûr de préciser que l’établissement ne saurait être un un passage frontalier et que la douane américaine n’est pas vraiment loin. Mais heureusement, passeports et visas ne sont pas nécessaires pour entrer dans la bibliothèque et salle d’opéra Haskell.

La bibliothèque possède une collection de 20 000 livres ainsi qu’un certain nombres de ressources numériques comme partout ailleurs, à ceci près que ces ressources sont partagées entre « Québec » et « Vermont ». C’est que la bibliothèque appartient aux deux réseaux « Biblio » du Québec et le « Department of libraries » du Vermont. Je n’ai cependant pas l’impression qu’il y ait une inscription différenciée entre les deux pays. Il est seulement précisé que pour accéder aux ressources numériques du Vermont, comme à ceux que Québec, il faut être membre de la bibliothèque et que cette inscription est gratuite pour les locaux.

L’ensemble des ressources demeure cependant accessibles en français et en anglais et des ateliers bilingues sont proposés pour rapprocher les deux communautés. Un cas plutôt unique qu’il convient de souligner.

Tour de veille – Juin 2022

Les congés estivaux approchent, mais avant de partir, il est temps de revenir sur l’activité de la Légothèque au mois de juin.

  • Revenons d’abord sur le 67ème congrès de l’ABF qui a eu lieu du 2 au 4 juin à Metz. Après 2 années sans congrès, 550 professionnel.le.s ont pu se retrouver et réfléchir autour de la thématique « les bibliothèques sont-elles indispensables ? ». La Légothèque a été présente sur 4 temps forts :
    • la remise des prix du concours Chouettes Toilettes
    • la rencontre avec les commissions
    • la bibliothèque vivante
    • l’atelier autour des fiches « accueillir des personnes trans en bibliothèque »

Retrouvez un retour détaillé sur le congrès :

Vous pouvez également retrouver les captations du congrès en audio ou en vidéo ici.

Et rendez-vous du 8 au 10 juin 2023 à Dunkerque !!

  • En ce mois des Fiertés, la Légothèque s’est intéressée aux actions menées par les bibliothèques sur cette thématique. Tables thématiques, rencontres, expositions … retrouvez les programmations dédiées des médiathèques d’Epinay, de Floirac, d’Andernos, la bibliothèque George Sand, les médiathèques parisiennes Claude Levi-Strauss et François Villon, la bibliothèque de l’INSA à Rennes et la BPI.

  • Enfin, Julia Pietri nous a présenté sa maison d’édition indépendante « Better Call Julia » visant à déconstruire les stéréotypes de genres via des approches novatrices. Les deux tomes de son livre jeunesse « Le guide de la foufoune sexuelle » y sont publiés.

Le mois des fiertés dans les bibliothèques

Les bibliothèques et le mois des fiertés en juin : et vous dans vos bibliothèques, vous faîtes quelque chose ? Voici un panorama d’actions menées dans différentes bibliothèques. Merci aux collègues qui ont pris le temps de répondre!

L’inclusion de tous les publics est au coeur de nos missions en bibliothèque et de Légothèque. Le mois des fiertés est l’occasion de mettre en valeur espaces, collections, et animations variées.

  • Les médiathèques d’Epernay ont mis en place tout un cycle d’animations.

-Exposition photo « J’existe » (collaboration avec l’association FACE A TOI MEME de Liège et EX Aequo Reims). Cette exposition présente des portraits photographiques qui dépeignent l’être humain dans toute sa diversité.

-Stop motion « Le coeur Arc-en-ciel ». Réalisation d’un film en stop motion. Une autre manière d’aborder les différences et de parler de ses émotions.

C’est cliché ! (jeux Mémo de l’égalité + C’est cliché Canopé). Jeux qui questionnent les stéréotypes et les questions de genre, points communs et différences filles/garcons

-Iel était une fois… avec le collectif Paillettes ! Lectures de contes par le collectif paillettes (Drag queens)

-Stand d’information et de prévention. Information auprès du grand public. Groupe LGBT Sparnacien + SOS Homophobie

-Projection « Lola vers la mer » + discussion

Discussion avec association Ex-aequo à l’issue de la projection du film. Association Ex-aequo Reims.

  • Médiathèque de Floirac située en Gironde. Médiathèque Jean Darriet M270

Les cafés de Roland : spécial mois des fiertés. Présentation d’une sélection de textes sur les thématiques LGBTQIA+ de façon théâtralisée avec un comédien.

  • Médiathèque Andrée Chedid (Andernos)

Table documentaire ado / young adult / jeunesse

Mise en valeur des fonds documentaires, fiction et non fiction avec une guirlande « mois des fiertés »

  • bibliothèque Claude Lévi-Strauss (Paris)

Le nouveau fonds LGBTQI+ de la bibliothèque Claude Lévi-Strauss (Paris) : en plus du fonds Féminismes, déjà présenté sur ce blog, les bibliothécaires font coïncider l’inauguration de ce mini fonds LGBTQI+ avec le mois des fiertés, en l’illustrant avec une table thématique et une bibliographie sélective.

  • Bibliothèque François Villon (Paris)

Rencontre BD live avec l’illustratrice Soizick Jaffre

A l’occasion du mois des fiertés : réalisation de dessins en direct et en musique sur la thématique LGBT+

Le mois des fiertés sera aussi l’occasion de mettre en avant des titres LGBTQ et d’étoffer les sélections en ligne préparées en 2021.

  • Bibliothèque de l’INSA à Rennes :

Exit Lyon, l’association LGBTQ de l’INSA Lyon, a sélectionné un corpus de livres LGBT à destination de la Bibliothèque de l’INSA à Rennes. Ils seront exposés lors de la semaine des arts et sciences Queer et également mis à l’honneur en juin.

  • Médiathèque George Sand :

table thématique « mois des fiertés » avec documentaires, albums, films, jeunesse et adultes Lgbt+.

  • Bibliothèque Publique d’Information (BPI) : chroniques sur des romans et BD aux thématiques LGBT

Ensemble pour lutter contre les stéréotypes de genres dans l’édition

Je m’appelle Julia Pietri,  je me considère comme une Féministe Pop’, c’est à dire que j’utilise dans mon travail la “Pop’ Culture” pour déconstruire les stéréotypes de genres, et rendre mon travail le plus accessible pour toutes et tous.

Photo d'une femme blanche aux cheveux châtains décolorés qui porte un manteau noir. Elle se tient devant une devanture de magasin et tient une affiche avec une représentation d'un clitoris rose, avec la mention "it's not an emoji".

Je ne m’adresse pas aux convaincu.e.s. J’essaie de créer de petites “portes ouvertes” vers le féminisme,  des portes d’éveil pour que de nouvelles personnes y entrent, et par la suite, commence à détricoter la pelote de laine du patriarcat par elles-mêmes.  

C’est pour cette raison que j’ai crée ma maison d’édition BETTER CALL JULIA, une maison d’édition indépendante, qui a pour but de faire avancer la réflexion sur les questions des droits des femmes et des questions de genres, en explorant de thématiques et des approches novatrices. 

J’ai lancé une rubrique Jeunesse pour écrire les livres que j’aurais adoré lire quand j’étais petite. Des livres où l’on trouve des réponses simples et sans tabous sur les sujets d’éducation et de santé sexuelle. Les enfants doivent avoir conscience de ce qu’ils ont entre les jambes. Sinon, comment peuvent-ils avoir conscience du consentement et se protéger? Si rien n’existe, il n’y a rien à protéger… »

Visuels de deux livres : le petit guide de la foufoune sexuelle et son second tome.

Inclusive et bienveillante, je parle à la première personne dans mes livres, un lien direct afin de créer un lien de confiance avec les jeunes lectrices et lecteurs. 

Dans Le petit guide de la foufoune sexuelle – Tome 1, je parle de consentement et de corps aux petites filles et aux petits garçons de 4 à 12 ans.

Sans précéder les attentes de l’enfant, ce livre permet de poser des questions aux enfants qui pourront y répondre en fonction de leur âge et de leur maturité. Dans ce livre on parle du sexe comme on parle de l’estomac et j’invite les enfants à exprimer leurs émotions, à poser leurs questions pour les inciter à prendre la parole sans tabou.

Sommaire d'un livre avec quatre parties : découverte du corps, notre corps nous-mêmes, tu grandis ton corps aussi et le monde des grandes et des grands.

On y parle de corps, de pipi, de caca, de l’intimité, de la nudité, de la découverte de l’anatomie, de l’image de soi,  de nos émotions, des câlins, de l’amour, des bébés, mais aussi de la sororité, des frères et des soeurs, à l’importance du respect mutuel ou encore des interdits. Le livre se termine sur les âges de la vie… Grandir c’est quoi ? Et dévoile un peu le monde de la puberté. 

Ensuite, j’ai écrit le Tome 2 pour les ados. 

Le petit guide de la foufoune sexuelle – Tome 2, pour les filles et les garçons. Dans ce livre, on parle aux filles et aux garçons c’est important.

Je parle avec bienveillance et inclusivité de la puberté. J’y explique les émotions, les pics d’hormones, le consentement, les premières fois, les règles, les poils, l’égalité HF et aussi comment mettre un préservatif par exemple …

L’illustratrice Pauline Deshayes accompagne ce guide de magnifiques planches anatomiques, où l’on découvre la véritable anatomie de la vulve, du clitoris, du vagin et aussi du pénis bien sûr.

Planches anatomiques dessinées du pénis, interne et externe et du complexe utéro-clito-vaginal, interne.

Parler d’éducation sexuelle est d’utilité publique car c’est une question de santé sexuelle pour toutes et tous. Ce petit guide prône l’égalité des sexes, aborde les notions d’identité, de liberté, sans oublier de parler des droits fondamentaux et de la prévention.

Tout ce que l’on a besoin d’entendre pour grandir dans une atmosphère heureuse et bienveillante est à l’intérieur !

Dessin de quatre personnages, deux ayant une vulve et deux ayant un pénis. Les différentes évolutions à la puberté sont notées selon le type d'organe génital possédé.

L’éducation à la sexualité est un droit. Toute personne doit recevoir une information de qualité, non discriminatoire et adaptée à sa maturité puisque la sexualité est présente à tous les âges, elle joue un rôle important dans notre développement personnel et nos rapports sociaux. 

Mes références:

Vous pouvez retrouvez mes livres sur le site: https://gangduclito.com/

Le site de la maison d’édition:  http://bettercalljulia.com/

Mon site personnel: https://www.juliapietri.com/

Mon insta : @gangduclito

Tour de veille – 4e édition québécoise

Pour la 4e édition du tour de veille des milieux bibliothéconomiques du Québec, voici des nouvelles, annonces, formations, etc… qui concernent l’ÉDI en milieu documentaire, l’écriture inclusive, la censure et beaucoup plus !

Bienvenue comité ÉDI

Logo de la Fédération des milieux documentaires (FMD)

En novembre 2021, la Fédération des milieux documentaire a annoncé officiellement la création du Comité équité, diversité et inclusion (ÉDI-FMD). Ce nouveau comité présidé par Jennifear Ricard ( Bibliothécaire jeunesse, BAnQ) « espère émettre des recommandations et proposer des outils concrets permettant aux intervenants et intervenantes en bibliothèque d’aborder ces questions avec plus d’aisance. » Plus d’informations ici: https://fmdoc.org/2021/11/04/le-comite-edi-equite-diversite-et-inclusion-est-officiellement-lance/

Adieu frais de retard

Logo des Bibliothèques de la Ville de Montréal

S’inspirant du mouvement né aux États-Unis d’Amérique de bibliothèques sans amendes (Fine Free Libraries), la Ville de Montréal a aboli les frais de retard en juin 2021 dans l’ensemble de ses bibliothèques. Les Bibliothèques de la Ville de Québec s’interrogent également sur le fait d’abolir les frais de retard dans leur réseau de bibliothèques. Avec le plus grand réseau (Ville de Montréal) et le 2e plus grand réseau (Ville de Québec), environ 74 % des bibliothèques québécoises émettent encore des frais de retard et vont peut-être réfléchir à leur suppression. Plus d’informations ici : https://www.ledevoir.com/lire/614712/bibliotheque-montreal-fait-passer-les-frais-de-retard-dans-le-domaine-de-la-fiction

Formations écriture inclusive et ADS+ pour les milieux documentaires

En septembre 2022, la Fédération des milieux documentaires tiendra une formation sur l’écriture inclusive avec le but de « démystifier les enjeux liés à la socialisation non stéréotypée véhiculée à travers l’emploi des mots. » La formation sera donnée par Catherine St-Arnaud-Babin qui est bibliothécaire de liaison au Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF). Plus d’informations ici : https://fmdoc.org/evenement/formation-webinaire-le-28-septembre-2022-de-9-h-30-a-12-h-adopter-une-ecriture-inclusive/

En partenariat avec la Fédération des milieux documentaires, la Direction des bibliothèques de la Ville de Montréal offre une formation sur l’ADS+ (l’analyse différencié selon les sexes et plus). Plus d’informations ici : https://fmdoc.org/evenement/formation-webinaire-le-7-juin-2022-la-direction-des-bibliotheques-de-montreal-et-lads-vers-une-plus-grande-inclusion/

Peu de censure dans les bibliothèques municipales québécoises

Exposition de livres censurés à la Bibliothèque régionale de Timberland (Washington) États-Unis d’Amérique

Des 74 demandes de retrait de livres dans les bibliothèques publiques de l’ensemble des provinces canadiennes, seulement une provenait du Québec sur des publications de Stéphane Bourgoin. Pour en savoir plus sur les demandes de retrait d’ouvrages en bibliothèque municipale au Canada, consultez ce lien : https://www.ledevoir.com/culture/717093/litterature-censure-quelle-censure

Au Québec, on est rendu là : drag queens et télé-jeunesse

L’émission jeunesse, Barbada, de ICI Tout.Tv de Radio-Canada

La drag-queen québécoise, Barbada de Barbade, connue sur sa une sur la revue de l’Abf en 2020 et étant la première drag-queen au Québec, et peut-être même dans la francophonie, à faire une heure du conte, à savoir des lectures pour les enfants, est désormais vedette et animatrice dans une émission jeunesse intitulée Barbada. Pour en savoir plus, consultez cet article de Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1870593/barbada-musique-enfants-emission-tou-tv ou celui-ci du Journal Le Métro : https://journalmetro.com/culture/2724887/premier-salon-livre-lgbtq-montreal/.