La semaine des discriminations à Montreuil

Retour sur la semaine d’activités organisée par la bibliothèque de
Montreuil, d’après une interview avec son directeur, Fabrice Chambon. Cet article de Sophie Agié-Carré a été initialement publié dans le numéro 94/95 de la revue Bibliothèque(s).

Contexte

 

Depuis 2017, la bibliothèque ferme pendant trois mois chaque été, pour réaliser des travaux. Cette fermeture est nécessaire pour la bonne tenue du chantier et les bibliothécaires souhaitent rendre la dernière journée d’ouverture festive tout en s’inscrivant dans une programmation globale. En 2017, s’est tenu toute la nuit un bal électro dans la bibliothèque ; conclusion d’un cycle d’un mois de conférences et action autour de ce genre musical. En 2018, la fermeture avait lieu quelques jours après la marche des fiertés, la bibliothèque a donc décidé de s’appuyer sur cette thématique pour ses festivités pré-fermeture !

Le montage du projet

Le projet a été réfléchi collectivement avec pour envie de proposer une programmation variée et dynamique, qui puisse rassembler à la fois les usagers de la bibliothèque et le monde LGBT. L’objectif était que tout le monde puisse se trouver dans les actions proposées et d’aborder la question des discriminations sous différents prismes : culturel, politique, social… Les logiques de partenariat (associations, conférenciers…) ont fonctionné à la fois pour des prises de contact avec des personnes-ressources, mais aussi pour inscrire la semaine dans la vie culturelle montreuilloise.

La communication du projet a fait sortir les bibliothécaires des murs de la bibliothèque, en empruntant certaines formes de communication au militantisme, avec le collage d’affiches dans la ville ou encore la distribution de flyers pendant la marche des fiertés et dans le Marais. Ce pas de côté, cet appel au streetmarketing, a été l’occasion aussi de pouvoir échanger avec des personnes ne fréquentant pas la bibliothèque et s’interrogeant sur le projet. Bien évidemment, la communication institutionnelle était présente avec un programme papier et de nombreux relais en ligne.

Le programme

L’une des premières idées, qui reste dans une logique festive, était la soirée drag- queen. Ce spectacle, qui se déroule plutôt dans des bars parisiens, pouvait constituer une conclusion joyeuse à la semaine des discriminations. Par son côté culturel et créatif, le spectacle avait donc toute sa place à la bibliothèque. Un set DJ a permis de terminer la soirée en dansant tou-tes ensemble.

Le monde associatif LGBT était aussi partie prenante de la semaine, avec différentes associations présentes, notamment par le biais de projections. SOS Homophobie a ainsi animé un débat suite à la projection de Homos, la haine et a pu présenter l’édition 2018 du rapport annuel sur l’homophobie. Le Refuge était également au programme avec la projection de films sur l’association, suivi d’un temps d’échanges.

Côté conférences, Samuel Boursier a présenté une histoire des luttes LGBT, d’hier à aujourd’hui. Et Didier Lestrade s’est quant à lui intéressé à l’influence de la communauté LGBT dans les musiques modernes. Ces deux conférences ont permis d’intégrer deux temps plus posés que les autres éléments de la programmation.

Le public jeunesse était aussi concerné par les animations, avec des lectures autour des questions de genre, animées par deux drag-queens : Enza Fragola et Jésus La Vidange. Un atelier plein de paillettes et de maquillage était au programme en before de la soirée festive.

Le RESET2, hackerspace féministe et inclusif, a proposé des initiations au

code et des jeux indépendants abordant les thématiques LGBT. Cette incursion du numérique dans la programmation s’appuyait aussi sur les ateliers informatiques proposés chaque premier samedi du mois à la bibliothèque, avec pour idée de croiser les publics.

Sur le terrain

L’ensemble de la semaine s’est très bien déroulé, le public a répondu présent aux activités, et certaines d’entre elles ont été un grand succès. Par exemple, la soirée a rassemblé 200 personnes, avec un équilibre dans le public entre les usagers de la bibliothèque et des personnes qui avaient déjà pu assister à des spectacles de drag-queen dans leur lieu « habituel ». Fabrice Chambon, directeur des bibliothèques de Montreuil, nous a confié qu’il n’avait pas eu de retour négatif sur les événements de la semaine. Au contraire, le public de la bibliothèque était enthousiaste et ravi de pouvoir découvrir ce monde.

Et après ?

Cette semaine a été une expérience très positive !
La semaine des discriminations peut être considérée comme le volet évènementiel d’une programmation autour de cette thématique, mais ces dernières sont abordées toute l’année par l’équipe des bibliothèques. En effet, la bibliothèque, dans son rôle culturel et citoyen, construit toute l’année pour inciter les usagers à s’interroger ensemble sur les grandes questions de notre société. Ainsi, ces thématiques autour des discriminations ou des inégalités sociales sont présentes toute l’année à l’agenda de la bibliothèque, particulièrement avec le public adolescent. Un film sur l’homophobie a d’ailleurs été réalisé par une classe de 3e d’un collège de la ville et l’opération va être réalisée de nouveau l’an prochain.

 

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Nouveautés jeunesse sur le thème des migrations

Comment aborder le thème des migrations dans toute leur complexité avec un public jeunesse ? Après un passage au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2018, Légothèque a sélectionné quelques nouveautés sur le thème des migrations : 2 albums pour les petits, 3 albums pour les grands, 2 documentaires, 2 romans, 2 bandes dessinées et 1 conte. Les voici.

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recension / Histoire du corps

Nous vous proposons cette semaine un zoom sur ce livre : Histoire du corps. Les mutations du regard. Le XXe siècle. Sous la direction de Jean-Jacques Courtine. Cet article a été rédigé par Manon Proust, stagiaire sur le fonds Aspasie au sein de la BU Education Lyon 1.

En tant que nouveau champ de recherche historique, le corps est toujours aujourd’hui en construction grâce à une historiographie qui se constitue au fur et à mesure des sujets traités. Ce nouvel objet d’histoire est apparu dans les années 1980 avec la seconde génération de l’École des Annales, héritière des historiens Marc Bloch et Lucien Febvre, en lien avec les autres sciences sociales, ce qui en fait un sujet interdisciplinaire de premier ordre.

Mais pourquoi un tel engouement ? Pour y répondre, il faut se pencher sur le corps en tant qu’objet de consommation, dans un monde l’ayant placé au centre des occupations quotidiennes. Comment se laver, se vêtir, marcher, quels gestes et attitudes adopter en société, chaque détail du corps humain est scruté, détaillé, analysé dans un souci d’individualisme mêlé à une norme sociale écrasante répandue à travers de nombreux médias. Ce corps est avant tout genré, avec pour chaque identité un idéal stéréotypé à atteindre. D’un côté l’homme viril, musclé, velu, fort, athlétique, sauvage et de l’autre la femme sensuelle, mince, glabre, lisse, voluptueuse. Même si ces canons de beauté sont aujourd’hui fortement critiqués grâce aux revendications féministes de plus en plus présentes dans l’espace public, ils restent ancrés dans les esprits, intériorisés par la population qui n’hésite pas à exclure les personnes ne voulant ou ne pouvant y correspondre (personnes non-valides, transgenres, jugées trop grosses ou trop minces, racisées, intersexes…).

L’Histoire du corps rédigée par Alain Corbin, Georges Vigarello et Jean-Jacques Courtine entre 2005 et 2006 et publiée aux éditions du Seuil est un ouvrage de référence sur la question. Elle est composée de trois tomes chronologiques : le premier concernant le corps de la Renaissance aux Lumières, le second de la Révolution à la Grande Guerre et le troisième sur le XXe siècle.

Alain Corbin, spécialiste du XIXe siècle en France, est le pionnier de l’histoire des sensibilités et des émotions1. Ses travaux ont contribué à l’élaboration d’histoire culturelle avec des ouvrages consacrés par exemple à la prostitution2 ou à l’hygiène. Avec son travail sur l’histoire des conceptions du corps et de ses pratiques, l’historien français Georges Vigarello est un représentant des recherches sur le sujet. Spécialiste de l’histoire de l’hygiène, de la santé et des représentations du corps3, sa vision porte sur l’évolution de ce dernier en fonction des changements culturels des sociétés. Jean-Jacques Courtine est quant à lui un anthropologue français et a contribué aux nombreux travaux sur l’analyse du discours et la linguistique. Son approche vis-à-vis du corps apporte une autre vision du corps, centrée sur les différentes utilisations du corps humain selon les cultures4.

Dans le fonds Aspasie présent au sein de la BU Éducation Croix-Rousse, ce document prend place dans une sous-thématique consacrée à la sociologie du corps qui compte plus d’une centaine de documents. En tant que fonds consacré à l’histoire des femmes et du genre, le fonds Aspasie est un acteur des nouvelles thématiques pluridisciplinaires liées à ces questions au sein de l’Université de Lyon. Le corps comme objet d’étude historique, sociologique, anthropologique, artistique et bien d’autres n’a pas fini d’intéresser les chercheur.euse.s. Avec les nouvelles revendications féministes de réappropriation du corps à tous les niveaux, on peut imaginer que les futurs travaux chercheront à cerner le sujet avec un regard plus juste lié aux témoignages intimes d’individus de tous horizons.

1 Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello, Histoire des émotions, Paris : Seuil, 2016-2017.

2 Alain Corbin, L’harmonie des plaisirs. Les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie, Paris : Perrin, 2007.

3 Georges Vigarello, La Robe. Une histoire culturelle – Du Moyen Âge à aujourd’hui, Paris : Seuil, 2017.

4 Jean-Jacques Courtine et Claudine Haroche, Histoire du visage: exprimer et taire ses émotions, XVIe-début XIXe siècle, Rivages, 1988.

Le meilleur de notre veille #46

Le mois dernier, Actualitté évoquait plusieurs études autour des bienfaits de la lecture, comme barrage contre l’exclusion, la solitude et la dépression ou pour renforcer nos interactions sociales : penser autrui, interagir et ressentir le monde. Une fonction dont nous sommes persuadés à Légothèque et que nous rapprochons des travaux de plusieurs chercheurs déjà cités ici.

Ressentir le monde, c’est aussi le rencontrer et le parcourir. C’est valoriser ces initiatives, difficultés rencontrées, événements organisés pour y répondre… petit tour du monde des bibliothèques autour de nos thématiques.

Savitribai Phule a écrit deux livres de poésie mettant en avant les droits des femmes

Féminismes

Pour ressentir le monde, lisons les autrices féministes indiennes qui se battent dans une société encore dominée par le patriarcat, et secouons les stéréotypes sexistes à grands éclats de rire, ensuite, en regardant la chaîne YouTube du Meufisme.

 

LGBT+

Découvrons à la suite de nos amis canadiens des publication Queers (en anglais) alors même que, de l’autre côté de la frontière, des groupes anti-LGBT intentent des procès contre des bibliothèques pour empêcher l’organisation d’heures du contes lues par des drag-queens, comme à Lafayette en Louisiane, ou à Cookeville dans le Tennessee.

Notons à contrario que la célèbre Bibliothèque du Congrès vient de choisir de préserver le film d’Ang Lee, Brokeback Mountain, au milieu d’une sélection de trente titres, comme étant particulièrement signifiant d’un point de vue historique états-unien. « These cinematic treasures must be protected because they document our history, culture, hopes and dreams » précise-t-elle.

 

Migrants, réfugiés, multiculturalisme

La lecture devient vitale aussi parfois pour les migrants et les travailleurs immigrés comme le montre le tout récent festival qui s’est tenu début décembre à Singapour. Ce dernier essayait justement de créer des liens entre travail, migration et art (en anglais) dans le monde. On a pu y rencontrer une écrivaine indonésienne qui a monté une bibliothèque de rue à partir de rien ou écouter le poète Syrien Mwaffaq Al-Hajjar, réfugié à Kuala Lumpur en Malaysie, qui a gagné un prix de poésie sur les migrants et les réfugiés l’an dernier.

La poésie en faveur du multiculturalisme, ce fut aussi le cas fin novembre lors de la Nuit de la poésie à la bibliothèque nationale du Quatar où des poètes arabes, espagnols et français ont échangé et lu des textes dans leurs propres langues.

Une bibliothèque au Point éphémère

Cet été, le Point éphémère, un lieu emblématique de Paris, a accueilli une bibliothèque LGBT+. Retour sur le projet avec sa créatrice, Albane Linyer.

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Le Point éphémère (crédits : Office de tourisme Paris)

Emergence du projet

Albane n’est pas du tout bibliothécaire, elle est auteure et scénariste. Et elle aime les livres, mais elle constate régulièrement que la littérature LGBT+ est peu présente dans les lieux du livre que sont les librairies ou les bibliothèques, en dehors des lieux identifiés LGBT+.

Créer une bibliothèque LGBT+, la Bibliothequeer, avait pour objectifs de faire du tri dans sa propre bibliothèque, partager des lectures qui l’avaient marquée et surtout, proposer un lieu où trouver de la littérature LGBT+.

« Il y a un côté ouverture de cette culture au monde ; l’envie de sensibiliser et d’ouvrir en la posant dans un espace public. L’autre idée est bien sûr de donner aux LGBT+ leur littérature à disposition, parce que ce n’est pas toujours évident de trouver des livres qui nous ressemblent, ou qui répondent à nos questions. » Cette citation d’Albane résume tout à fait le projet.

Une première base de livres était déjà prête, il fallait donc l’enrichir pour pouvoir proposer un nombre de titres suffisant en termes de genres de livres, d’histoires, de représentations. Pour cela, Albane a fait appel à des partenaires tels que la libraire Violette & co, les éditions Des ailes pour un tracteur, des auteur-es… et a lancé une campagne de financement participatif sur le site Ulule ! Cette campagne, qui s’est terminée par un succès, a pu permettre d’acquérir un grand nombre de livres et construire la bibliothèque qui allait s’installer une dizaine de jours au Point éphémère.

La bibliothequeer : une bibliothèque pour tous et toutes

Du 1er au 13 juillet, la Bibliothequeer a posé ses palettes colorées au Point Ephémère. Ce lieu emblématique de la vie parisienne propose toute l’année des rendez-vous réguliers, entre concerts, projections, bar, expositions, rendez-vous artistiques, festivals, résidences d’artistes… et ne s’arrête pas pendant l’été ! Situé en bordure du canal St-Martin, le Point Ephémère fait les beaux jours (et nuits) de ses usagers et usagères.
Le premier jour, la Bibliothequeer s’est installée à l’intérieur du lieu, ce qui, en ce début juillet, n’a pas été opportun en termes de lectorat. Tout de suite, l’équipe a décidé de déménager sur la terrasse, et cette nouvelle localisation a permis de lancer la machine ! Des livres étaient proposés lors des temps d’ouverture du lieu et jusqu’en début de soirée.
La Bibliothequeer a été un succès pendant toute son ouverture : la plupart du temps, les personnes qui fréquentaient la terrasse du Point Ephémère avaient toutes un livre de la Bibliothequeer en main ! Albane nous a rapporté qu’il n’y a eu aucune réaction négative quant à présence des livres. Les personnes présentes sur le lieu se sont laissées tenter par les propositions éclectiques de lectures et ont eu l’air, à chaque livre consulté, de passer un bon moment. Le libre-service a permis aussi aux per-sonnes de prendre leur temps pour sélectionner leur lecture et de profiter de l’installation de la terrasse. Il y a eu un certain nombre de remerciements et de félicitations, et une belle fréquentation sur toute la durée de la mise à disposition des livres.
En plus des livres, l’équipe de la Bibliothequeer a pu proposer deux événements avec une DJette, Agnès Aokky, pour l’ouverture le dimanche ; et une projection de courts-métrages et de séries à l’intérieur du Point Ephémère.

Et maintenant ?

La Bibliothequeer première édition a fermé ses portes le 13 juillet, mais ce n’est que le début d’une aventure ! L’équipe autour du projet continue à acheter des livres pour enrichir les rayonnages et cherche d’autres lieux pour s’implanter ! Pour suivre la Bibliothequeer, découvrir d’autres photos et les encourager, rendez-vous sur Instagram et sur Facebook ! Le succès de la Bibliothequeer a pu rendre visible des auteur-es de littérature LGBT+ sur un lieu aux propositions culturelles variées. Cette bibliothèque inclusive, ouverte à tous et toutes, a montré le rôle important de la lecture dans la construction de soi, une thématique que la commission Légothèque aborde toute l’année dans ses travaux.

Cet article de Sophie Agié a été initialement publié dans la rubrique Bibliothèques et inclusion de la revue Bibliothèque(s) de l’ABF.

Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Ville de Lille et ses partenaires proposent plusieurs temps d’échange

La Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes a été quelque peu effacée au profit d’une actualité sociale brûlante. Pourtant, 30 000 personnes se sont mobilisées à Paris et d’autres grandes villes de France ont également massivement manifesté.

La Ville de Lille proposent, du 9 novembre au 6 décembre, des rendez-vous pour sensibiliser, informer, les victimes, mais aussi le grand public, les professionnel.les, les politiques.

Journées d’information et conférences

L’association Osez le féminisme 59 a organisé une rencontre intitulée « Les violences faites aux femmes, une mécanique à enrayer ». Après une présentation de l’association, cette rencontre a mis en évidence les différents mécanismes des violences faites aux femmes. Loin d’être des faits divers imprévisibles, elles répondent, au contraire, à un processus précis.

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Organisé par le Mouvement du Nid, un autre rendez-vous a abordé le consentement: comment peut-on l’exprimer ? A quelle occasion ? Sous quelle forme ? S’applique-t-il même en matière de prostitution ? L’avocat Vincent Potié et Grégoire Théry, secrétaire général du Mouvement du Nid et directeur exécutif de CAP international (Coalition pour l’Abolition de la Prostitution) ont co-animé ce débat.

Enfin, la Maison des Femmes a proposé la conférence « Le coût des coups », soulignant le coût économique et social que les violences physiques et psychologiques engendrent.

Des projections

Le court-métrage Femmes en prise, réalisé par le CAFFES (Centre national d’Accompagnement Familial Face à l’Emprise Sectaire) a permis d’ouvrir le débat sur les violences, visibles et invisibles, les humiliations, l’esclavage moderne que peuvent subir les femmes sous l’emprise d’un mouvement à caractère sectaire.

Côté long métrage, c’est le film Mustang, de Deniz Gamze Ergüven, qui a été choisi en préambule au débat « Un mariage forcé, c’est quoi ? ». Pour débattre, trois femmes: Soad Baba Aissa, militante féministe et membre de Femmes Solidaires; l’avocate Anne Policella et Eliane Aissi, présidente de RIFEN (Rencontre Internationale des FEmmes Noires)

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Pour la dernière date de ce programme, c’est le film Les conquérantes, qui sera projeté au Métropole (une partie des entrées sera reversée à une association). Organisé par les Clubs du Soroptimist, cette projection-débat s’attache, elle, aux luttes féministes passées.

En médiathèques…

L’exposition « A deux, c’est merveilleux » , proposée à la médiathèque de Lille Sud, questionne l’amour et le couple, l’image de soi, celle du couple et la notion d’égalité filles-garçons. Ce projet artistique a été mené par Carl Cordonnier et Anne Bruneau, respectivement photographe et écrivaine, auprès d’une classe de lycéen.nes. L’ensemble de ce travail a été réalisé par le CORIF, le Planning Familial et l’agence Daylife.

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Atelier d’écriture oulipien, organisé par Zazie mode d’emploi, s’est tenu à la médiathèque du Vieux Lille, ainsi qu’une heure du conte spéciale « stéréotypes filles/garçons »

 

Ces temps d’échanges sont l’occasion de mobiliser et sensibiliser le grand public à la lutte contre les violences faites aux femmes, et de rappeler qu’une femme sur trois est victime de violences.

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