Les éditions Double ponctuation : l’indépendance au cœur

Entretien avec Étienne Galliand, éditeur

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’exercer votre métier d’éditeur ?
C’est forcément l’histoire d’un parcours personnel… Mais je dirais que comme beaucoup de gens, le livre a été un espace-temps charnière dans ma construction – que ce soit en tant qu’individu ou en tant que citoyen. J’ai donc grandi avec ces livres-mondes, férocement intimes mais ouverts sur l’universel – de ceux qui comptent autant, parfois, que certaines expériences vécues… Je sais ce que je dois aux livres.
Après des études d’Histoire, je me retrouve « tout naturellement » au Festival du premier roman de Chambéry, où j’assurais la relation aux éditeurs – il fallait convaincre d’envoyer gracieusement au Festival plusieurs services de presse pour que les Comités de lecture puissent lire les livres parus dans l’année ! Le Festival était hébergé par la Médiathèque de Chambéry – j’ai pu approcher alors de près le fonctionnement d’un « navire amiral » de lecture publique comme l’était la Médiathèque. J’ai compris à ce moment-là toute l’importance que ces lieux pouvaient avoir, comme espaces de contact au livre évidemment, mais bien plus largement comme lieux de sociabilisation, d’acceptation, de bienveillance – où les conventions sociales reposant sur la hiérarchisation, sur la compétition, sur la justification permanente n’ont plus vraiment la même importance… Passer la porte d’une bibliothèque ou d’une librairie reste encore pour moi, y compris au niveau sensoriel (ne trouver là que de petits bruits enveloppés de silence), une expérience unique, pacificatrice.
Après être passé par l’École de la Paix à Grenoble, j’ai cofondé l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, que j’ai dirigée pendant 10 ans. Ce fut une formidable aventure, d’une intensité humaine incroyable. Mais je ressentais le besoin depuis quelques temps de « passer de l’autre côté », de me rapprocher du texte – et c’est ainsi que sont nées les éditions Double ponctuation. Même si mon histoire avec le livre et l’édition est déjà longue, mon activité proprement éditoriale est assez récente, puisque le premier ouvrage commercialisé professionnellement (par le biais d’un diffuseur et d’un distributeur, CEDIF et POLLEN) est Interdiction de publier de Jean-Yves Mollier, sorti en 2020. Depuis, le catalogue compte une vingtaine de titres et ne va pas cesser de s’enrichir, vu le programme de publication prévu !
En tant qu’éditeur indépendant, je me considère vraiment comme un artisan – en opposition à la fois aux logiques quasi industrielles et fortement capitalistiques des grands groupes éditoriaux mais aussi en matière de savoir-faire : là où la division des tâches est la règle dans une grande structure, la polyvalence, une ligne hiérarchique quasi inexistante, des processus de codécision et la possibilité d’avoir toujours une vision d’ensemble me semblent être intrinsèquement attachés à la figure de l’éditeur et de l’éditrice indépendant·e. Il y a par ailleurs dans ce métier, tel que j’essaie de le pratiquer, un geste, une esthétique… Je crois aussi que les éditeurs et éditrices indépendant·es sont porteurs/porteuses d’une responsabilité, celle de lutter contre la surproduction des livres, contre leur clonage aussi (où toutes les publications finissent par se ressembler, traitent des mêmes sujets, de la même façon). L’éditeur et l’éditrice indépendant·e doit porter d’autres regards sur le monde ; dans tous les domaines, la diversité est vitale. Les grands groupes éditoriaux ont une logique et il serait bien caricatural de dénigrer systématiquement leurs productions (dont certaines sont de très grande qualité). Mais il nous est autorisé aussi de marquer notre différence, en tant qu’éditeurs et éditrices indépendant·es ; et de s’inquiéter, en tant que citoyen·nes, des phénomènes de concentration éditoriale toujours plus importants… Tous ces excès ne sont pas bons, ni pour la bibliodiversité, ni pour la démocratie… Par ailleurs, très concrètement, je déplore les logiques de censure (et d’auto-censure) de plus en plus présentes dans nos métiers – et la judiciarisation croissante de nos pratiques ; il est difficile de publier un livre critique, aujourd’hui, sans devoir le faire relire par un avocat !


Si on considère votre catalogue, pouvez-vous nous expliquer ce qui guide votre travail, quels sont vos sujets de prédilection ?
J’ai essayé d’organiser les éditions selon quelques axes de travail et en montant dès le début des collections. J’ai aussi fait le choix de bâtir un catalogue essentiellement axé sur les sciences humaines et sociales (en attendant peut-être, un jour, de m’aventurer en littérature).
Les axes thématiques couvrent d’un côté tout ce qui se rattache au genre (le féminisme, les mouvements LGBTQ+, etc.), de l’autre tout ce qui concerne les problématiques environnementales (lutte contre les logiques extractivistes et de prédation en particulier) et enfin, tout ce qui tourne autour des notions d’altermondialisme et de décolonialisme (même si ce dernier terme doit être utilisé avec précaution, car il peut recouvrir des réalités très différentes).
Pour chacun de ces axes thématiques, les ouvrages peuvent prendre la forme de témoignages (collection « Deux points »), des essais écrits par des « lanceurs d’alerte » (collection « Point d’exclamation »), des études et analyses plus académiques (collection « Point d’interrogation »). Nous publions par ailleurs des ouvrages sur les mutations du monde du livre et de l’écrit (collection « Bibliodiversité », dont fait partie la revue du même nom), qui rencontrent d’ailleurs une vraie reconnaissance aujourd’hui (voir https://www.double-ponctuation.com/categorie-produit/bibliodiversite/).
En dehors des axes thématiques, de la forme des écrits et des collections, je trouve très important aussi de parler des méthodes de travail que nous essayons de suivre. Ainsi, dans chaque exemplaire sont présentés les engagements des éditions : respect de toutes les formes de droits d’auteur, défense de la librairie indépendante, lutte contre la surproduction des livres – qui nourrit essentiellement, au final, le pilon –, contre le clonage des livres, engagements environnementaux… Les livres sont pensés pour être le plus accessibles possibles tout en restant de très bon niveau ; ils laissent – y compris en maquettage – de la place au lecteur et à la lectrice ; certaines collections utilisent aussi les codes QR pour lier le texte aux références bibliographiques qui sont présentes en ligne… Il est important à ce sujet que le livre intègre des passerelles avec les outils numériques d’aujourd’hui, quand cela a un sens et à la condition de ne pas se perdre…

Pouvez-vous nous présenter brièvement quelques titres de votre catalogue ?

Pour illustrer un peu notre travail, je pense qu’on peut mettre en avant 3 publications qui font partie du programme éditorial de 2022. Difficile de ne pas parler tout d’abord de Inclusi(f‧v‧e‧s) – Le monde du livre et de l’écrit : quelles diversités ? qui vient de sortir et qui présente une analyse plurielle de l’inclusion dans le monde du livre. Quelle est la place qu’on offre réellement aux femmes, aux personnes LGBTQ+, aux groupes socio-économiques traditionnellement exclus (personnes immigrées ou issues de l’immigration, aux personnes précaires, handicapées…), dans nos maisons d’édition, dans nos rédactions, dans nos bibliothèques, dans nos librairies ? Quelles sont les initiatives positives qui essayent de répondre à cette problématique – je suis d’ailleurs ravi que le travail de la Légothèque soit présenté dans cet ouvrage, c’est typiquement ce genre d’initiatives que nous voulons mettre en avant… Voir https://www.double-ponctuation.com/produit/inclusif%c2%b7v%c2%b7e%c2%b7s/

Dans Terre brisée – Pour une philosophie de l’environnement (à paraître), Amaeana Guéniot explore, avec l’aide des plus grands philosophes, notre responsabilité environnementale. C’est important de s’appuyer sur des savoirs philosophiques pour penser une catastrophe environnementale si importante que celle que nous commençons à vivre – pour la première fois due aux activités humaines… Cette responsabilité fondamentale doit être analysée, comprise, acceptée pour pouvoir en faire un levier d’action et non pas une charge culpabilisante handicapante…

Enfin, je suis ravi de publier Vivre sa transidentité à l’école – Parcours et point de vue d’une transeignante, de Mika Alison, qui nous propose son témoignage « de l’intérieur » sur la façon dont se vit un parcours personnel de transition dans un contexte scolaire, mais aussi une analyse sur les points qui pourraient sans doute être améliorés pour permettre une meilleure inclusion des personnes LGBTQ+ dans nos écoles. Ce parcours de vie, ces réflexions pourront sans doute être précieux à la fois pour toutes celles et ceux qui souhaitent continuer à faire des écoles des lieux d’inclusion, mais aussi pour les personnes directement concernées, qui peuvent parfois se sentir bien seul·es…

Il y aurait tant d’autres titres à présenter !… Et tant d’envies, en particulier celle de renforcer les liens interprofessionnels au sein de la chaîne du livre, de la création à la lecture… Je trouve d’ailleurs qu’il faudrait créer plus d’occasion de se parler, tout particulièrement entre éditeurs/éditrices et bibliothécaires… C’est pour cela que je trouve cette occasion que vous m’offrez de présenter notre travail si importante. Merci encore !

http://www.double-ponctuation.com

contact@double-ponctuation.com

Un docteur qui rend pop la psy

Difficile en France d’aborder le sujet de la santé mentale sans avoir en tête certains clichés qui sont associés au monde psychiatrique. Le nom de plusieurs maladies sont devenues des expressions courantes au point de devenir au mieux l’expression un défaut passager et au pire une insulte. En résulte une grande souffrance des personnes concernées qui subissent en plus de leurs symptômes des situations de psychophobie.

Quand on pense représentation de la folie dans l’art, on pense plus facilement au cri de Munch ou à la mélancholie de Dürer qu’à Black Swan ou Melancholia.

Pourquoi parler de santé mentale?

La question se pose dans les colonnes de ce blog. En effet, dans le cadre de la légothèque, nous n’interrogeons pas habituellement cet aspect du « soi ». Pourtant, il a été montré par de nombreuses études scientifiques et sociologiques que les discriminations et la stigmatisation de personnes parfois en situation de précarité (comme les migrant.e.s ou les personnes LGBT le sont souvent) sont des facteurs de l’apparition de détresses psychologiques. Et cela devient un sujet de santé publique lorsque l’on sait que « les homosexuels/bisexuels masculins présentent de 2 à 7 fois plus de risque d’avoir fait une tentative de suicide que les hommes hétérosexuels exclusifs ; les femmes homo/bisexuelles présentent de 1,4 à 2,7 fois plus de risque par rapport aux femmes hétérosexuelles[1] ».

Au regard de ce constat glaçant, il est intéressant de se demander pourquoi il semble si difficile de traiter le la question alors que depuis plusieurs années de nombreuses figures de la pop culture prennent positions et décident de témoigner.

Et les bibliothèques?

Quand on s’intéresse au sujet des troubles mentaux, on retrouve souvent des ouvrages médicaux ou encore ce sont les collections de développement personnel que nous retrouvons le plus souvent dans les bibliothèques. Il est alors difficile de trouver des ressources permettant de déstigmatiser les personnes concernées et de leur permettre une forme d’identification. Pourtant la fiction est friande de représentations parfois hyperboliques de la « folie », à l’image du dernier film de Todd Phillips, Joker, au succès retentissant au point que Joachim Phenix obtienne récemment l’oscar du meilleur acteur. Pourtant de l’avis du psychiatre Jean Victor Blanc[2], le personnage du Joker est justement un ensemble de troubles psychiatriques qui ne sont pas propre à une maladie en particulier.

Tag représentant Heath Ledger dans la peau du Joker. Source: Wikimédia Commons

Une histoire de la folie à l’âge moderne

Le psychiatre Jean Victor Blanc souhaite dans son livre Pop & Psy (Plon, 2019) vulgariser les connaissances de la psychiatrie sur les troubles mentaux. Dans son livre, il illustre et explique les symptômes de ces troubles et les compare aux représentations que nous retrouvons dans l’imaginaire de la pop culture. L’auteur explique les troubles psychiatriques comme la bipolarité, la schizophrénie ou la dépression (plus de 300 millions de personnes touchées au monde selon l’OMS ! ) au prisme de films qui ont reçu un accueil souvent triomphal de la part du public et de la critique.

S’intéressant aux célébrités et à des figures de fictions, il souhaite démystifier des représentations désormais ancrées. C’est également l’occasion d’expliquer l’évolution des traitements psychiatriques : le traitement aux électrochocs du film Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975) existe mais il a grandement évolué et concerne un cas spécifique de traitement contre la dépression. Pour le médecin, expliquer les avancées de cette discipline, c’est faire reculer la peur des traitements encore emprunts de nombreux préjugés.

Angelina Jolie Effect

L’approche de la vulgarisation, mêlant souvenirs d’un médecin et réminiscences de filmographies ou de revue people permet de toucher un vaste public, bien plus large que celui des personnes concernées. Cela permet une meilleure connaissance de maladies de plus en plus présentes autour de nous et parfois invisibles. L’auteur organise d’ailleurs des conférences – cinéma où il prend le temps d’analyser un film en particulier.

En tant que personne concernée, j’ai également apprécié ce rapport à la fiction : si les figures identificatrices sont importantes pour se construire une identité, la lecture critique et médicale sur des exemples que nous connaissons permet de comprendre la complexité de ce type de maladies.

Jean Victor Blanc souligne que trop souvent, les figures qui évoquent la folie sont négatives : « Alors que très souvent la figure de l’artiste atteint de maladie mentale est incarnée par Camille Claudel ou Antonin Artaud, pourquoi ne pas évoquer plus souvent l’incroyable destin de Niki de Saint Phalle ? Hospitalisée à 22 ans et traitée par une cure d’électroconvulsivothérapie, elle démarre sa carrière d’artiste et elle crée jusqu’à son décès, à 71 ans. » Pourquoi dès lors ne pas regarder vers de nouvelles figures populaires ?

Quelques points négatifs : des références très marquées par la culture américaine, et peut être un manque de références littéraires. Pour autant, Jean Victor Blanc réussit à initier un travail de déstigmatisation grâce à la vulgarisation scientifique.

Et vous, quelles œuvres ont bousculé votre vision sur ce sujet ?


[1] Beck, François, et al. « Risques suicidaires et minorités sexuelles : une problématique récente », Agora débats/jeunesses, vol. 58, no. 2, 2011, pp. 33-46.

[2] Il explique son point de vue sur le film dans une interview auprès de Kombini : https://www.konbini.com/fr/cinema/joker-video-les-vrais-savent-psychiatre

La Budgétisation sensible au genre : d’un outil budgétaire pour la réduction des inégalités de genre à un outil pour une politique documentaire inclusive ?

En France, la mise en pratique d’une politique de l’égalité femmes-hommes est souvent comprise comme l’accès des femmes à une difficile égalité économique, comme le montrent les différences salariales entres femmes et hommes[1].

La législation française et européenne a largement évolué ces dernières années pour faire de l’égalité femme/homme une des priorités des collectivités territoriales. Ainsi, en France la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes précise que la lutte contre les inégalités doit être faite « selon une approche intégrée ». Les acteurs de l’action publique doivent « veiller à l’évaluation » des actions en termes de réduction des inégalités liées au genre.

Contrairement à des idées reçues, les choix économiques sont rarement neutres en termes d’égalité et il est intéressant d’analyser à qui profitent véritablement les politiques publiques. Le domaine de la culture n’échappe pas à ces interrogations. Naturellement, en tant que -thécaire, le sujet peut sembler relativement éloigné de notre quotidien. Pour autant, il invite à réinterroger les choix qui font notre quotidien en termes d’action culturelle ou de politique documentaire mais qui, pour autant, peuvent avoir un impact, même minime, sur la question des inégalités femmes-hommes. Voire, on le verra plus loin, sur la possibilité d’un accès à des ressources traitant de la construction de soi.

Face à la multiplicité des actions mises en œuvre afin de réduire les inégalités, comment évaluer l’efficacité des actions qui visent à réduire les inégalités de genre ? C’est à cette interrogation que la Budgétisation Sensible au Genre peut apporter des éléments de réponse. Lire la suite

Dialogue entre la recherche, les militant.e.s, les archivistes et bibliothécaires ou quand un atelier universitaire et une brochure nous interrogent sur nos pratiques professionnelles

Par Marine Gilis, doctorante : année préparatoire à la thèse, diplômée du master Genre, Politique et sexualité de l’EHESS

Un atelier universitaire intitulé « Archives, mémoire, transmission du féminisme et LGBTQ+ » , soutenu par l’association EFiGiES (réseau de jeunes chercheur.e.s en étude de genre), a débuté le 6 octobre à Paris. Cet atelier vise non seulement à interroger les archives en tant qu’objet, à travers un regard pluridisciplinaire, mais il vise aussi plus largement à questionner la construction des identités, des mémoires, à explorer et comprendre le processus de transmission. Animé par des jeunes chercheur.e.s, mais ouvert aux chercheur.e.s plus expérimenté.e.s, aux professionnels de l’archivage, de la documentation, de la conservation et aux militant.e.s, cet atelier s’organise en quatre séances sur l’année, à Paris et à Toulouse. Il s’adresse à tous les publics : étudiant.e.s, chercheur.e.s, professionnel.le.s et usager.e.s.
Interroger le métier, les transformations technologiques, les savoirs, l’égalité.
Alors que le féminisme et les questions LGBT sont souvent envisagées du point de vue des politiques d’égalité et des discriminations, l’atelier se propose ici d’interroger cette mémoire collective d’un autre point de vue, celui des professionnel.le.s, chercheur.e.s et militant.e.s, qui ont la responsabilité de sa sauvegarde. Quel sens donner aujourd’hui aux études féministes et de genre ? Par qui, comment et pourquoi une mémoire « minoritaire » doit-est-elle être construite, écrite, racontée ? Comment mettre à disposition les ressources, archives et documentation, à tous les publics ? Comment inclure cette diversité des mémoires féministes et LGBT et assurer la pérennité et la visibilité des associations et institutions qui la transmettent ? Que faire en contexte autoritaire, répressif, face à la censure ou encore la globalisation et les transformations technologiques ?

Un nouvel outil : la brochure « Faire des études féministes et de genre en France »

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Médiation numérique et bibliothèques

« Les bibliothèques et la transition numérique : les ateliers internet, entre injonctions sociales et constructions individuelles »

/ sous la direction de Pascal Plantard et Agnès Vigué-Camus

Ce livre a retenu l’attention de Légothèque car il s’intéresse à un aspect spécifique de la construction de soi : l’inclusion numérique dans un monde en perpétuelle évolution technologique. Il souligne le rôle d’accompagnement des bibliothèques dans la construction des individus via des collections, des espaces et des services, parmi lesquels se trouve la médiation numérique en bibliothèque. Cet article a pour objectif de balayer les enjeux à l’oeuvre dans ce processus.

Cet ouvrage apporte un regard croisé dynamique : analyses de sociologues et retour d’expériences de bibliothécaires en France et à l’étranger, ce qui en fait un texte vivant, ancré dans des pratiques concrètes. Lire la suite

Littératures et « francophonie » #1 – Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne / Kaoutar Harchi

« Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour êre reconnu comme un « écrivain français » ? Ou la littérature entretient-elle, en France, un rapport trop étroit avec la nation pour que ce soit si simple ? »i

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