Madame ?

Avez-vous lu le bulletin officiel n°2 du 12 janvier 2012 du MESR (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) ? Vous y trouverez, parmi d’autres textes, une circulaire consacrée à l’Etat-civil qui est d’importance pour la gestion des ressources humaines. Vous me direz, quel rapport avec les bibliothèques ? Les bibliothèques universitaires font partie du MESR et elles ont des services de ressources humaines et emploient du personnel, deux bonnes raisons donc pour se conformer aux textes de leur ministère sur le sujet.

Bulletin officiel (source : Bulletin officiel, MESR)

je vous laisse lire l’article et je n’en copie ici que les conclusions (tirées de la même circulaire) :

« En conclusion, s’agissant des données d’état-civil, le ministère rappelle que :
– la formule « Madame X épouse Y » est à proscrire ;
– les formulaires administratifs doivent faire apparaître les mentions « nom de famille » et non « nom patronymique » et « nom d’usage » et non « nom d’épouse » ;
– dans le cas où une personne a mentionné un nom d’usage, c’est celui-ci qui doit être employé ;
– l’appellation « Madame » doit être systématiquement utilisée pour désigner les agentes, à l’exception de ces dernières qui auront expressément demandé à être désignées comme « Mademoiselle ».
Ces règles s’appliquent pour tous les documents, formulaires, courriers, listes publiques, etc., émis par votre établissement, diffusés en interne ou en externe, et pour tous les dossiers, particulièrement les systèmes d’information des ressources humaines. »

Ce sont des points importants en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes à l’université et il me semble que nous devons faire circuler ce texte au niveau de nos établissements pour qu’il soit mis en application. Il est parfois difficile de changer les habitudes, alors autant commencer le plus rapidement possible. Certes, il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans les textes de lois qui sortent sur le sujet. N’hésitez pas dans ce cas à demander aux chargés de mission « égalité entre les femmes et les hommes » de vos établissements.

Raphaëlle