Le meilleur de notre veille #48

Retour sur quelques sujets qui ont alimenté notre veille en février.

Du côté de l’IFLA, appels à propositions sur différents sujets pour le prochain Congrès qui se tiendra à Athènes du 24 au 30/08/2019.

LGBT+

Tout d’abord un peu de lecture!

Bibliographie de pièces de théâtre jeune public, sur les thématiques du genre et de l’homosexualité

Ce livre Gender Issues and the Library : Case Studies of Innovative Programs and Resources / Carol Smallwood, Lura Sanborn balaie différents exemples réussis de questionnements sur le genre, à la façon d’une anthologie.

La nouvelle promotion 2019 de l’INET a choisi de se nommer Alan Turing. Qui était-il? Vous pouvez lire cet article de Wikipedia et / ou aller voir cette pièce au théâtre Michel à Paris qui vous éclairera sur le génie de ce personnage.

 

Multiculturalisme

Pour les sans-abri, une médiathèque comme «parenthèse dans leur parcours du combattant»

À Chicago, des logements sociaux couplés avec des bibliothèques

“Comme un million de papillons noirs” : la confiance en soi au cœur d’un succès d’édition jeunesse

 

Féminisme

L’égalité des sexes au centre du plan stratégique des bibliothèques espagnoles

Pour alerter les élèves sur les stéréotypes de genre, un escape game pour sensibiliser les jeunes aux stéréotypes de genre en cours de financement participatif.

La journée d’étude de Bibdoc 37 le 25/04/2019 aura comme sujet : encourager l’égalité homme-femme en bibliothèque

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Le meilleur de notre veille #47

Du côté de l’ABF, du nouveau au bureau national en janvier :

Le bureau national exécute les décisions du conseil national et assure la direction permanente de l’association. Ses membres sont désignés par le conseil national. Le renouvellement du bureau national a lieu tous les trois ans. Re-découvrez la composition du bureau national, suite à la réunion du conseil national qui a eu lieu le 27 janvier 2019 à Dijon, dans le cadre du séminaire annuel des groupes régionaux. Bienvenue à la nouvelle équipe! Présidente : Alice BERNARD

LGBT+

  • Plus de 200 plaintes déposées en même temps pour des propos homophobes sur Internet. L’objectif des avocats est notamment d’« instaurer la peur du gendarme » et que « cesse l’impunité » des auteurs de propos homophobes sur Internet, rarement condamnés.
  • La semaine des discriminations à Montreuil. Retour sur la semaine d’activités organisée par la bibliothèque de Montreuil, d’après une interview avec son directeur, Fabrice Chambon. Cet article de Sophie Agié-Carré a été initialement publié dans le numéro 94/95 de la revue Bibliothèque(s).
  • Quand la littérature jeunesse met en scène les personnes LGBT+ . Au Salon du livre jeunesse de Montreuil, les éditions Talents Hauts s’engagent pour une littérature jeunesse plus représentative des personnes LGBT+.

Multiculturalisme

  • Le CSA pointe du doigt le manque de diversité à la télévision. Par exemple, trop peu de place est accordée aux banlieues et à l’outre-mer. La diversité géographique des personnes « vues à la télé » ne reflète pas non plus la composition de la société : seules 3% des personnes étudiées habitent des grands ensembles de banlieues populaires, et 0,3% l’outre-mer (si l’on exclut les programmes de France Ô).
  • Comment aborder le thème des migrations dans toute leur complexité avec un public jeunesse ? Après un passage au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2018, Légothèque a sélectionné quelques nouveautés sur le thème des migrations

Inclusion et handicap

  • Dans le cadre de son événement « Tu joues ou tu joues pas » organisé du 1er décembre 2018 au 16 mars 2019, la Bibliothèque de Lyon a organisé une journée professionnelle autour du jeu et de l’accessibilité le jeudi 7 février 2019 à la bibliothèque de la Lyon Part-Dieu intitulée « Quand le jeu est inclusif ».

Féminisme

  • BBF / tour d’horizon : « SEXISTE ? PAS NOTRE GENRE ! Comment agir en bibliothèque contre les stéréotypes et discriminations de genre ». Le 20 juin 2018, les élèves conservatrices et conservateurs de l’Enssib – promotion Benoîte Groult – organisaient une journée professionnelle à la Bibliothèque municipale de Lyon.
  • La représentation des genres et des stéréotypes sexistes dans la littérature jeunesse vue par les collégiens. Un chouette projet mené récemment à la bibliothèque Italie avec quatre classes de 6ème du collège Moulin des Prés dans le 13ème arrondissement à Paris
  • 7 livres à offrir aux enfants pour déconstruire les stéréotypes de genre en 2019 !

 

Et pour terminer ce petit tour d’horizon, nous vous proposons un panorama de toilettes non genrées dans des bibliothèques, des musées comme nous le faisons désormais au congrès annuel de l’ABF sur ce compte Instagram

 

recension / Histoire du corps

Nous vous proposons cette semaine un zoom sur ce livre : Histoire du corps. Les mutations du regard. Le XXe siècle. Sous la direction de Jean-Jacques Courtine. Cet article a été rédigé par Manon Proust, stagiaire sur le fonds Aspasie au sein de la BU Education Lyon 1.

En tant que nouveau champ de recherche historique, le corps est toujours aujourd’hui en construction grâce à une historiographie qui se constitue au fur et à mesure des sujets traités. Ce nouvel objet d’histoire est apparu dans les années 1980 avec la seconde génération de l’École des Annales, héritière des historiens Marc Bloch et Lucien Febvre, en lien avec les autres sciences sociales, ce qui en fait un sujet interdisciplinaire de premier ordre.

Mais pourquoi un tel engouement ? Pour y répondre, il faut se pencher sur le corps en tant qu’objet de consommation, dans un monde l’ayant placé au centre des occupations quotidiennes. Comment se laver, se vêtir, marcher, quels gestes et attitudes adopter en société, chaque détail du corps humain est scruté, détaillé, analysé dans un souci d’individualisme mêlé à une norme sociale écrasante répandue à travers de nombreux médias. Ce corps est avant tout genré, avec pour chaque identité un idéal stéréotypé à atteindre. D’un côté l’homme viril, musclé, velu, fort, athlétique, sauvage et de l’autre la femme sensuelle, mince, glabre, lisse, voluptueuse. Même si ces canons de beauté sont aujourd’hui fortement critiqués grâce aux revendications féministes de plus en plus présentes dans l’espace public, ils restent ancrés dans les esprits, intériorisés par la population qui n’hésite pas à exclure les personnes ne voulant ou ne pouvant y correspondre (personnes non-valides, transgenres, jugées trop grosses ou trop minces, racisées, intersexes…).

L’Histoire du corps rédigée par Alain Corbin, Georges Vigarello et Jean-Jacques Courtine entre 2005 et 2006 et publiée aux éditions du Seuil est un ouvrage de référence sur la question. Elle est composée de trois tomes chronologiques : le premier concernant le corps de la Renaissance aux Lumières, le second de la Révolution à la Grande Guerre et le troisième sur le XXe siècle.

Alain Corbin, spécialiste du XIXe siècle en France, est le pionnier de l’histoire des sensibilités et des émotions1. Ses travaux ont contribué à l’élaboration d’histoire culturelle avec des ouvrages consacrés par exemple à la prostitution2 ou à l’hygiène. Avec son travail sur l’histoire des conceptions du corps et de ses pratiques, l’historien français Georges Vigarello est un représentant des recherches sur le sujet. Spécialiste de l’histoire de l’hygiène, de la santé et des représentations du corps3, sa vision porte sur l’évolution de ce dernier en fonction des changements culturels des sociétés. Jean-Jacques Courtine est quant à lui un anthropologue français et a contribué aux nombreux travaux sur l’analyse du discours et la linguistique. Son approche vis-à-vis du corps apporte une autre vision du corps, centrée sur les différentes utilisations du corps humain selon les cultures4.

Dans le fonds Aspasie présent au sein de la BU Éducation Croix-Rousse, ce document prend place dans une sous-thématique consacrée à la sociologie du corps qui compte plus d’une centaine de documents. En tant que fonds consacré à l’histoire des femmes et du genre, le fonds Aspasie est un acteur des nouvelles thématiques pluridisciplinaires liées à ces questions au sein de l’Université de Lyon. Le corps comme objet d’étude historique, sociologique, anthropologique, artistique et bien d’autres n’a pas fini d’intéresser les chercheur.euse.s. Avec les nouvelles revendications féministes de réappropriation du corps à tous les niveaux, on peut imaginer que les futurs travaux chercheront à cerner le sujet avec un regard plus juste lié aux témoignages intimes d’individus de tous horizons.

1 Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello, Histoire des émotions, Paris : Seuil, 2016-2017.

2 Alain Corbin, L’harmonie des plaisirs. Les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie, Paris : Perrin, 2007.

3 Georges Vigarello, La Robe. Une histoire culturelle – Du Moyen Âge à aujourd’hui, Paris : Seuil, 2017.

4 Jean-Jacques Courtine et Claudine Haroche, Histoire du visage: exprimer et taire ses émotions, XVIe-début XIXe siècle, Rivages, 1988.

Rainbowthèque

Genèse du projet la Rainbowthèque

Cordélia est vidéaste et autrice. Elle étudie notamment les représentations LGBT+ dans la littérature jeunesse et nous présente dans cet article la genèse du projet Rainbowthèque.

Si vous prenez au hasard un roman dans une bibliothèque ou dans une librairie francophone, il est très probable que le héros ou l’héroïne soit cisgenre et hétérosexuel⋅le. Faites l’expérience chez vous : il est difficile de trouver “par hasard” un roman, une bande-dessinée ou un album qui proposent des héros et héroïnes LGBT+ (lesbienne, gay, bi, trans, non-binaire, intersexe, asexuels, etc).

Partant de ce constat, j’ai réfléchi à une façon de permettre aux lecteurs et lectrices d’accéder à ce qu’on pourrait appeler grossièrement “la littérature LGBT+” sans forcément avoir besoin de demander à un⋅e bibliothécaire ou un⋅e libraire (au risque qu’il ou elle n’ait pas non plus de moyens d’identifier ces ouvrages). Lorsque le projet “Rainbowthèque” a été lancé, il existait déjà plusieurs répertoires consacrés à la diversité dans la littérature sur l’internet anglophone : We Need Diverse Books étant sans doute le plus connu sur Tumblr.

La délimitation du champ d’action de la Rainbowthèque était importante. Quels livres accepter ? Quels livres refuser ? Nous avons choisi de nous concentrer sur le recensement des livres disponibles en française (écrits en français ou traduits en français), pour la simple et bonne raison que si vous cherchez des livres en anglais, vous trouverez très facilement d’autres répertoires. Dans un premier temps, nous répertorions les fictions et biographies, en excluant les ouvrages universitaires, les essais, les livres d’histoire, etc. Les fanfictions sont elles aussi exclues du répertoire. Par contre, la Rainbowthèque ne se limite pas aux livres publiés à compte d’éditeur, on trouve ainsi des livres auto-publiés et des webcomics.

Le mode collaboratif s’est imposé très vite. Il était impossible de monter une équipe de lecteurs et lectrices chargé⋅e⋅s de lire tous les livres avec des personnages LGBT+, en plus de les dénicher (ce qui est déjà une lourde tâche). Un répertoire collaboratif était sans doute le meilleur moyen de référencer facilement de nombreux livres, sans surcharger de travail les bénévoles. Chaque internaute a donc la possibilité de proposer un ouvrage à la Rainbowthèque, en remplissant un formulaire. Les suggestions sont ensuite relues, mises en forme et publiées par des modérateurs et modératrices. Ces dernier⋅e⋅s sont également chargé⋅e⋅s de classer les livres avec des tags, pour faciliter la recherche. 80% des usager⋅e⋅s de la Rainbowthèque savent qu’il leur est possible de proposer des livres, mais seulement 28% l’ont déjà fait*.

La Rainbowthèque aujourd’hui

Née en novembre 2016, la Rainbowthèque est un répertoire participatif de livres en français ayant des personnages LGBT+. En septembre 2018, plus de 400 livres étaient déjà référencés sur la Rainbowthèque. Le but est de donner de la visibilité à ces ouvrages et de permettre aux lecteurs⋅trices recherchant ce type de lecture de les trouver facilement. C’est également un outil qui peut être utilisé par les professionnel⋅le⋅s du livre : les bibliothécaires souhaitant diversifier leur collection, mais aussi les libraires, professeurs⋅e⋅s, éducateurs⋅trices, etc.

La lecture est pour nous un vecteur essentiel dans la lutte pour l’égalité, la sensibilisation, l’éducation, la prévention et la tolérance. Les personnes LGBT+/MOGAI ont besoin de personnages qui leur ressemblent auxquels s’identifier, à prendre pour modèles ou à admirer, mais les personnes a priori non-concernées ont également beaucoup à gagner et à apprendre en lisant des récits reflétant la diversité et la pluralité des identités.

Sur la Rainbowthèque, chaque livre possède une fiche où sont rassemblées les informations de base : titre, auteur⋅trice, maison d’édition, nombre de pages, résumé. Compte tenu que l’utilisateur⋅trice recherche des lectures LGBT+, il était essentiel d’ajouter des informations sur ce sujet. Nous proposons ainsi un listing des identités représentées dans l’histoire (exemple : personnage principal gay, personnage secondaire lesbienne et racisée), en plus des mots-clés résumant les thématiques abordées. Les TW (trigger warning) ont également une place importante, pour prévenir les lecteurs⋅trices de certains sujets sensibles. Chaque fiche est – en théorie – conclue par un ou plusieurs avis de lecteurs⋅trices ; 93% des utilisateurs⋅trices consultent ces avis, 45% en prennent compte et 83% pensent qu’il est important d’avoir des avis*.

La Rainbowthèque est animée par un collectif informel de bénévoles, chargé⋅e⋅s de la modération des livres, ainsi que de l’animation des réseaux sociaux (Twitter et Facebook). Il est possible de rejoindre l’équipe (et de la quitter) à n’importe quel moment, pour cela il vous suffit de nous contacter via les réseaux sociaux.

Zoom sur les usager⋅e⋅s de la Rainbowthèque

L’usager⋅e type de la Rainbowthèque est un⋅e lecteur⋅trice ayant entre 18 et 25 ans, utilisant la Rainbowthèque à titre personnel.

  • Les 18-25 ans constituent 47% du public, avec 29% de 26-35 ans, 18% de 13-18 ans et 5.5% de 36-45 ans.
  • 91% déclarent être lecteur ou lectrice, 13% sont prescripteurs⋅trices (booktube, blog, etc), 12% sont auteurs⋅trices et 13% sont des professionnel⋅le⋅s du livre.
  • 85% utilisent la Rainbowthèque à titre personnel, 13% à titre personnel et professionnel et moins de 1% exclusivement à titre professionnel.
  • 72% des usager⋅e⋅s déclarent avoir déjà lu un livre suite à leur visite sur la Rainbowthèque*.

* chiffres de l’enquête de juillet 2018 réalisée auprès des usagers et usagères de la Rainbowthèque avec 110 répondant⋅e⋅s

Le meilleur de notre veille #44

Retrouvez ici le meilleur de notre veille #44 sur notre blog.

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DE L INCLUSION ET DE LA LUTTE CONTRE LES STEREOTYPES DE GENRES

Cette remarquable bibliographie sur la représentation du genre dans les albums Jeunesse est le fruit d’un long travail de 2 ans.

A lire aussi cet article « Homosexualité dans les albums jeunesse » (partie 2) qui nous fait prendre conscience que l’univers bien connu des contes de fées permet aussi de mettre en scène des couples homosexuels, et de parler d’histoires d’amour naissantes, de rencontres.

 

ARCHIVES LGBTQ

La Fabrique de l’Histoire s’intéresse à l’histoire des homosexualités : représentations et archivage

 

MULTICULTURALISME

Comptines du monde entier : « e-comptines de Sevran et d’ailleurs » est une fenêtre ouverte sur Sevran, ville-monde qui dénombre pas moins de 99 pays de naissance différents sur les listes électorales. Ce livre numérique est un outil qui permet de mettre en lumière une ville riche d’habitant.es venu.es des quatre coins de la planète et de transmettre un patrimoine multiculturel universel? Une belle initiative!

 

LE FEMINISME EST PLURIEL

et c’est tant mieux!

En témoignent ces webzines (web magazines féminins) féministes d’un nouveau style comme Les Ourses à plume, Friction Magazine, Simonae, Well Well Well et Roseaux qui croisent des approches intersectionnelles, LGBT et Queer. Liste non exhaustive ci-dessous :

 

Aux marges de l’archivage : les questions LGBTQI, comment archiver une culture underground?

La commission Légothèque propose dans ce billet à Camille Briquet, étudiante en Métiers du livre spécialité Bibliothèque-Médiathèque-Patrimoine à l’IUT Bordeaux Montaigne, de présenter son travail autour de son mémoire de DUT intitulé « Aux marges de l’archivage : les questions LGBTQI, comment archiver une culture underground ? » soutenu en juin 2018.
Théoriquement la France n’a pas de problèmes avec ses archives. Contrairement à certains pays du Sud, la France a une vraie politique d’archivage depuis le XIIe siècle. Le principal problème aujourd’hui n’est pas d’archiver à proprement parler, mais plutôt d’archiver mieux, en tout cas moins, pour soulager les institutions saturées. Pourtant, malgré une véritable politique d’archivage, et des administrations pour la soutenir, certaines archives manquent à l’appel. Si l’on peut admettre que la communauté LGBTQI (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexe) a obtenu en France de nombreux acquis sociaux, une question reste pourtant en suspens, et ce depuis au moins les années 80 : celle de l’archivage de ses mémoires.
Les textes réglementaires qui encadrent les archives nous montrent que la collecte et la conservation des archives sont une obligation légale. Et sont concernés par le terme « archives » « […] l’ensemble des documents, y compris les données, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l’exercice de leur activité. » Et pourtant malgré cette réglementation les archives dites LGBTQI ne sont pas, ou très peu et dans des conditions particulières, conservées par les institutions françaises. Si la question des archives LGBTQI est depuis longtemps en suspens c’est notamment parce qu’elle est sous-tendue par deux questions distinctes : déjà, pourquoi archiver les ressources LGBTQI et ensuite comment archiver ces ressources ?

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